Radars : l'État envisage de confier les contrôles de vitesse à des entreprises privées

L'idée serait de libérer des agents pour qu'ils se consacrent à des missions où ils seraient plus utiles. 

FRANCE 2
Des radars embarqués, en France, il y en a 569, soit 12% des radars. Leur mission traquer vos excès de vitesse à l'aide d'une caméra placée sous la plaque d'immatriculation. Problème, ils coûtent très chers notamment en moyens humains. Il faut deux policiers ou gendarmes, l'un pour conduire, l'autre pour renseigner sur une tablette la vitesse autorisée. 

Logique commerciale

Cette tâche réalisée par des policiers en voiture, le gouvernement souhaite désormais la confier à des sociétés privées. Les principaux concernés sont partagés devant cette mesure. "Si on les met ailleurs, ce sera beaucoup plus utile pour lutter contre le terrorisme", souligne une femme. "Cela doit être réservé à l'État, à des fonctionnaires, des gens qui sont assermentés, contrôlés", commente un homme.
 
Pour le syndicat Synergie officiers, la privatisation de cette mission risque d'entraîner des dérives. "On ne peut pas laisser ça à des sociétés qui auront nécessairement une logique de business", explique Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie officiers. L'expérimentation devrait commencer au second semestre de l'année prochaine. 

 

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Le modèle de radars photographiant les voitures qui doublent et roulent en sens inverse a déjà été testé le 9 juillet 2010 dans l'Oise. (MAXPPP)