Périphérique parisien à 70km/h : moins d'accidents et plus d'infractions

La mairie de Paris et la préfecture de police tirent, lundi, un "bilan très positif" de la réduction de la vitesse entrée en vigueur en janvier 2014.

Des agents remplacent un panneau de limitation à 80 km/h par un autre à 70 km/h, sur le périphérique parisien, le 7 janvier 2014.
Des agents remplacent un panneau de limitation à 80 km/h par un autre à 70 km/h, sur le périphérique parisien, le 7 janvier 2014. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La vitesse maximale autorisée sur le boulevard périphérique à Paris est passée de 80 à 70 km/h, le 10 janvier 2014. Un an après, cette mesure est un succès, estiment la mairie de Paris et la préfecture de police (PP), qui tirent un "bilan très positif", lundi 19 janvier, de ce changement. Le voici dans le détail.

Baisse du nombre d'accidents

En 2014, le nombre d'accidents a diminué de 15,5% par rapport à 2013 (627 contre 742). C'est son "plus bas niveau depuis 10 ans", selon un communiqué commun de la mairie et de la PP. Si le nombre de tués a augmenté (7 au lieu de 4), le nombre de blessés a nettement diminué (776 contre 908). Cette évolution est à rebours de ce qui est constaté dans l'ensemble de l'Ile-de-France, avec une augmentation des accidents de 5,1%.

Augmentation de la vitesse moyenne

La mairie et la PP relèvent "une amélioration des vitesses moyennes de circulation". Aux heures de pointe du matin, la vitesse moyenne de circulation est passée de 32,6km/h en 2013 à 38,4km/h en 2014, soit une progression de 18%. Le soir, elle est passée de 30,3km/h à 33,9km/h, soit une hausse de 12%.

"La vitesse rendue plus régulière entraîne une réduction de l'effet accordéon et facilite l'insertion des véhicules sur le boulevard périphérique. Les automobilistes bénéficient aussi d'un gain de temps de parcours d'environ 15% le matin et de 5% le soir", soulignent la mairie et la PP.

Moins de bruit

Les nuisances sonores ont diminué, avec une réduction des bruits de freinage et d'accélération le jour, et des bruits de roulement la nuit. "Les baisses de niveaux sonores constatées sont équivalentes à ce qui pourrait être obtenu par une réduction de respectivement 25% et 10% du volume de trafic", selon le communiqué.

Explosion du nombre d'infractions

Pour l'ensemble de 2014, 461 596 infractions ont été constatées sur le périphérique contre 138 138 en 2013, soit une multiplication par 3,5 environ. La hausse s'explique en partie par l'augmentation du nombre de radars installés sur le périphérique, passé de 7 à 16 entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2014. En ne tenant compte que des six radars installés sur l'ensemble de la période, le nombre d'infractions a été multiplié par deux.

Pour l'instant, la mairie et la PP ne disposent pas encore de statistiques sur les émissions de polluants. Mais selon elles, "il est (...) reconnu que la baisse de la vitesse et la fluidification du trafic ont un impact positif mécanique sur les émissions de polluants". La mairie de Paris dit attendre une diminution de l'ordre de 5%.