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Non, les radars à passage piéton ne vont pas (tout de suite) déferler sur la France

Selon "Auto Plus", un système de radar à passage piéton va être installé à Calais, en janvier 2017. Mais il s'agit d'une initiative locale, faisant appel à un radar développé par une entreprise privée.

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France Télévisions
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Selon "Auto Plus", un radar à passage piéton sera installé en janvier 2017, à Calais (Pas-de-Calais).  (MAXPPP)

"Automobilistes, le radar à passage piéton arrive !", préviennent de nombreux médias. Des articles qui reprennent la révélation faite, vendredi 9 décembre, par le magazine Auto Plus. De quoi s'agit-il ? D'un dispositif combinant un radar et de la vidéosurveillance qui permet de surveiller les passages cloutés. Si une voiture ne marque pas l'arrêt alors qu'un piéton s'apprête à traverser, le véhicule franchit alors une ligne de sécurité virtuelle qui déclenche l'alerte. 

La séquence vidéo et la plaque du véhicule scannée sont alors envoyées à un agent de police qui décidera s'il y a lieu, ou non, de verbaliser, précise Auto Plus. Une infraction sanctionnée d'une amende de 135 euros et du retrait de quatre points du permis de conduire. Selon le magazine, un premier radar de ce type est mis en test actuellement dans le sud-est de la France.

L'hebdomadaire annonce également qu'un radar à passage piéton sera installé à Calais (Pas-de-Calais), sur un carrefour réputé dangereux, à proximité d'une école. Contactée par franceinfo, la municipalité refuse de confirmer cette information mais indique qu'il y aura "prochainement" une communication à ce sujet.

Un système local et non national

Toutefois, ne vous attendez pas à une déferlante de ce type de radars. Ce système ne fait pas partie du parc de radars automatiques mis en place par l'Etat. Selon une source proche du ministère de l'Intérieur, ce dispositif est produit par une entreprise qui fait des tests. Et si une commune décide d'en doter ses passages piétons, il s'agit d'une initiative locale, en aucun cas d'un système national. 

Par ailleurs, ce système de radar n'en est pas vraiment un, il s'agit de vidéo-verbalisation. Un système qui nécessite des policiers municipaux pour visionner les images afin de verbaliser ou non et qui doit être autorisé par la préfecture de la commune qui déciderait de l'utiliser. Ainsi, le premier "radar de stop", installé à Yerres (Essonne), n'a pas été implanté dans les règles, révélait L'Express en mars dernier.

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