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Montpellier : quatre militantes féministes agressées par un chauffard pendant un collage

D'abord insultées puis menacées par un automobiliste,près du CHU, les trois jeunes femmes ont été percutées par le même chauffeur quelques minutes plus tard.

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Avec France Bleu Hérault - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 1 min.
Le pont Lapeyronie à Montpellier (Hérault). (CAPTURE ECRAN GOOGLE MAPS)

Quatre militantes féministes ont été agressées par un chauffard dimanche 30 août à Montpellier alors qu'elles collaient des affiches, rapporte ce mercredi France Bleu Hérault. Après des insultes et menaces, l'individu a foncé avec son véhicule sur trois d'entre-elles.

Les jeunes femmes étaient en train de coller des affiches , à proximité du centre hospitalier. D'abord insultées puis menacées par un automobiliste, trois jeunes femmes ont été percutées par le même chauffeur quelques minutes plus tard. Elles ont porté plainte et estiment que le conducteur a volontairement foncé sur elles.

"Il affirmait être Satan"

Dès le premier collage de la soirée ce dimanche, les quatre jeunes femmes ont été interpellées par un automobiliste en contrebas du pont Lapeyronie. "Très vite, il a commencé à nous asséner des mots violents. Il affirmait être Satan et plus les minutes passaient, plus il nous menaçait" relate Thaïs, l'une des militantes à France Bleu Hérault.

"Dix à quinze minutes plus tard, la voiture débarque en contresens sur le pont. Il a mis un coup d'accélérateur, il est monté sur le trottoir puis il a foncé dans les jambes de mes trois amies" poursuit la jeune-femme d'une vingtaine d'années, qui elle est parvenue à éviter la collision.

Après le choc, le chauffard a quitté le pont. "Cela été tellement rapide et tellement violent. Il a quand même laissé son rétroviseur par terre", ajoute Thaïs.

Je pensais que mes amies étaient mortes ou qu'elles n'avaient plus de jambes.

Thaïs, militante féministe

à France Bleu Hérault

Le pot de colle est parti à l'autre bout du pont et toutes nos affaires ont volé" décrit la militante. Malgré la brutalité du choc, les militants ont réussi à relever la plaque d'immatriculation. "Mes amies ont des traces violettes et bleues sur les jambes. Les hématomes commencent à apparaître" insiste Thaïs. 

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