Syrie : "On ne peut pas laisser les frappes d'armes chimiques impunies indéfiniment", affirme Hervé Morin

Ancien ministre de la Défense, le président des Régions de France et des centristes Hervé Morin était l'invité des "4 Vérités" ce jeudi 12 avril.

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France 2

Pour Hervé Morin, ancien ministre de la Défense invité dans "Les 4 Vérités" ce jeudi 12 avril, "dès lors que le chef de l'État a confirmé que c'est le régime syrien qui a effectué des frappes d'armes chimiques sur la population syrienne samedi dernier, on ne peut pas laisser ça impuni indéfiniment. Il y a la question de crédibilité de la communauté internationale".

"Il faut très clairement dire à Bachar Al-Assad que les armes chimiques, c'est interdit. On a besoin des Américains pour mener des frappes dès lors qu'elles sont au-delà du symbole. Mais il faut savoir que le risque d'engrenage est lourd et grave, parce que 5 000 militaires russes sont en Syrie et il y a aussi des Iraniens", développe le centriste Hervé Morin. Et d'ajouter : "Étant donné le risque d'embrasement de la région, il faut que ce soit autant que possible sous contrôle, cela veut dire qu'il faut un dialogue avec les Russes".

Macron a tort de penser qu'il réussira "seul"

Emmanuel Macron se rend aujourd'hui dans un village de l'Orne, en Normandie, dont Hervé Morin est le président, pour s'adresser aux territoires ruraux. "Il faut faire confiance aux collectivités locales. Le président de la République pense qu'il va réussir seul. Personne ne réussit seul", assène le président des Régions de France.

"Avec François Baroin, le président de l'association des maires, et Dominique Bussereau, le président des départements, affirme Hervé Morin, on a envie de faire en sorte que la France réussisse et Emmanuel Macron nous explique que globalement il va tout réussir depuis Paris. Il se trompe lourdement. Sa réforme sur l'apprentissage par exemple va provoquer la disparition de l'apprentissage dans des pans entiers du territoire national".

Au lieu de s'attaquer à la limitation de la vitesse à 80 km/h, l'homme politique normand estime "qu'il vaudrait mieux s'en prendre à l'alcoolémie et la toxicomanie". Enfin il soutient l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : "L'ordre doit être respecté".

Hervé Morin, à Caen (Calvados), le 31 mai 2017.
Hervé Morin, à Caen (Calvados), le 31 mai 2017. (AFP)