Les accidents de la route sont la première cause de mortalité des jeunes dans le monde

Les accidents de la route ont fait 1,35 million de morts en 2018.

Un accident de la route à Hong Kong, le 30 novembre 2018.
Un accident de la route à Hong Kong, le 30 novembre 2018. (ANTHONY WALLACE / AFP)

Les accidents de la circulation tuent un nombre croissant de personnes dans le monde, alerte l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi 7 décembre. Dans son rapport mondial sur la sécurité routière, elle indique aussi que les accidents de route sont désormais la principale cause de mortalité chez les enfants et les jeunes de 5 à 29 ans.

Au cours des dernières années, le nombre total de morts sur les routes dans le monde n'a cessé d'augmenter, avec 1,35 million de décès comptabilisés dans le rapport 2018, alors que l'OMS en recensait plus de 1,2 million dans un rapport publié en 2009. "Ces décès représentent un prix inacceptable pour la mobilité, a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il n'y a aucune excuse pour l'inaction. Ce rapport est un appel aux gouvernements et aux partenaires à prendre des mesures beaucoup plus importantes pour mettre en œuvre ces mesures."

L'Afrique a les taux de mortalité les plus élevés

L'OMS se félicite toutefois que les taux de mortalité par rapport à la taille de la population mondiale se soient stabilisés ces dernières années, ce qui "donne à penser que les efforts déployés en matière de sécurité routière dans certains pays à revenu intermédiaire ou élevé ont atténué la situation". Ces succès sont largement attribués par les experts à une meilleure législation concernant les principaux risques tels que la vitesse, l'alcool au volant et l'absence de port de la ceinture de sécurité, du casque de moto ou de sièges auto pour enfants. L'OMS souligne également l'importance d'infrastructures plus sûres comme les trottoirs et les voies réservées aux cyclistes et aux motocyclistes, ainsi que l'amélioration des normes de véhicules, comme celles qui imposent un contrôle électronique de la stabilité et un freinage avancé.

Si la situation s'est améliorée dans les pays riches, pas un seul pays à faible revenu n'a enregistré une réduction du nombre total de décès, en grande partie à cause du manque de mesures pour améliorer la sécurité. Le risque de mortalité routière reste ainsi trois fois plus élevé dans les pays à faible revenu que dans les pays à revenu élevé, avec les taux les plus élevés en Afrique (26,6 pour 100 000 habitants) et les plus bas en Europe (9,3 pour 100 000 habitants).