"En France, les vitesses sont impaires" : quand le candidat Emmanuel Macron s'opposait à la limitation de vitesse à 80 km/h

Le candidat d'En marche ! n'avait pas fait de promesse de campagne au sujet de la vitesse sur les routes, mais avait répondu à une question d'un groupe de scientifiques et responsables associatifs.

Emmanuel Macron dans la voiture présidentielle après une cérémonie commémorant les attentats du 13 novembre 2015, le 13 novembre 2017.
Emmanuel Macron dans la voiture présidentielle après une cérémonie commémorant les attentats du 13 novembre 2015, le 13 novembre 2017. (SIMON GUILLEMIN / AFP)

L'exécutif devrait annoncer, mardi 9 janvier, la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires à deux voies. Et, sur le sujet, Emmanuel Macron a manifestement changé d'avis. Non seulement la mesure n'était pas une de ses promesses de campagne, mais quand il était interrogé sur le sujet, il y était opposé, selon une réponse dénichée par Libération lundi. Et ce pour des questions de "lisibilité".

"En France, les vitesses sont 'impaires' : 30, 50, 70, 90, 110, 130. Cela participe de leur lisibilité", écrivait Emmanuel Macron en réponse à un questionnaire adressé à la plupart des candidats par un groupe de scientifiques et de responsables associatifs, dont la Ligue contre la violence routière.

"Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l’imposent, à abaisser la vitesse à 70, poursuivait Emmanuel Macron. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l’ensemble de l’édifice."

Il privilégiait les contrôles et l'entretien des routes

L'actuel président de la République promettait bien, à l'époque, de faire de la sécurité routière une "priorité", mais avec d'autres mesures comme "le déploiement de nouveaux types de contrôles" et un meilleur budget pour l'entretien des routes.

L'évolution de la limitation de vitesse ne devrait pas être la seule annonce faite mardi, à l'occasion d'un Conseil interministériel de sécurité routière : le gouvernement doit y entériner un plan de 15 à 20 mesures pour enrayer la hausse de la mortalité.