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Contrôle technique des deux-roues suspendu : Karima Delli dénonce "un renoncement de plus" de "tous les gouvernements français"

La directive européenne date de 2014, souligne la présidente de la commission transport et tourisme au Parlement européen. Et depuis, les gouvernements successifs se défaussent, dénonce-t-elle.

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Radio France
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Karima Delli, présidente de la commission transport et tourisme au Parlement européen. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

"C'est un renoncement de plus", a réagi Karima Delli, la présidente de la commission transport et tourisme au Parlement européen, vendredi 13 août sur franceinfo, près l'annonce de la suspension d'un contrôle technique pour les deux-roues qui devait entrer en vigueur à partir de 2023.

"C'est une directive qui date de 2014 donc on voit que depuis 2014 l'Union européenne a arrêté une décision mais il y a une décomposition de la décision auprès de tous les gouvernements. Le gouvernement Fillon avait annoncé le contrôle en 2010 et cela a été balayé d'un revers de main, on avait le gouvernement de Valls qui l'avait promis en 2015, cela a été balayé d'un revers de main et là on a monsieur Macron qui, en 24 heures, suspend cette décision. Ce n'est pas normal, dénonce la présidente de la commission transport et tourisme au Parlement européen. Lorsqu'on met en place une décision européenne, ce n'est pas pour se faire plaisir".

Cette décision n'est pas égalitaire par rapport aux automobilistes, a estimé Karima Delli.

"S'il y avait un tel lobbying pour les voitures, cela ferait un tollé."

Karima Delli, présidente de la commission transport et tourisme au Parlement européen

à franceinfo

"Je crois qu'il faut être raisonnable sur cette décision. Le marché d'occasion des deux-roues doit offrir les mêmes garanties que celles offertes à l'ensemble des particuliers qui souhaitent acquérir un véhicule d'occasion", argumente-t-elle.

Karim Delli a insisté sur le fait qu'on "ne peut pas se permettre du jour au lendemain de faire n'importe quoi avec la législation et surtout sur les questions de sécurité routière et de pollution. La France doit se conformer au droit européen, cette mesure a été repoussée depuis des années".

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