Mort d’Hubert Germain : "Le président de la République fera des annonces dans les jours à venir" sur l'Ordre de la Libération, explique le délégué national

Hubert Germain souhaitait une transformation de l'Ordre de la Libération et l'avait indiqué à Emmanuel Macron. L’Ordre "n’avait de sens pour lui que si c’était utile à la société d’aujourd’hui", explique le général Christian Baptiste.

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Le président Emmanuel Macron (à droite) s'entretient avec Hubert Germain (à gauche) lors de la visite du musée de l'Ordre de la Libération, le 18 juin 2020. (YOAN VALAT / POOL / EPA POOL)

Le dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain, mort à l'âge de 101 ans mardi 12 octobre, "avait parlé au président de la République" de sa volonté de transformer l'Ordre de la Libération. Emmanuel Macron "a lancé un groupe de travail et fera des annonces dans les jours à venir", avance le général Christian Baptiste, délégué national de l'Ordre de la Libération, sur franceinfo mercredi.

"L’Ordre de la Libération se transforme, s’est déjà transformé en un centre de citoyenneté, afin que les parcours exemplaires des Compagnons et des médaillés de la Résistance française servent de source d’inspiration aux jeunes", explique le général Christian Baptiste.

L’Ordre de la Libération a été créé en novembre 1940 par Charles de Gaulle pour "récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se sont signalées dans l’œuvre de libération de la France et de son Empire". Seules 1 038 personnes ont reçu le titre de Compagnon de la Libération.

"L’Ordre doit garder ces braises ardentes"

L’Ordre "n’avait de sens pour lui [Hubert Germain] que si c’était utile à la société d’aujourd’hui", relate le général Christian Baptiste. Le délégué national de l’Ordre de la Libération rapporte les paroles d’Hubert Germain, qui estimait que "les Compagnons ont déposé des braises ardentes au sein de l’Ordre. [Elles] sont la somme de leur engagement, fait de souffrances, de larmes, de sang, de sueur. Il disait que l’Ordre doit garder ces braises ardentes et que c’est auprès de ces braises que les jeunes viendront trouver le feu sacré du service de la France."

Hubert Germain sera inhumé le 11 novembre dans la crypte du Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine), principal lieu d’exécution des résistants durant la Seconde Guerre mondiale, conformément aux souhaits du général de Gaulle, précise le général Christian Baptiste. Un hommage lui sera auparavant rendu vendredi après-midi aux Invalides. La cérémonie sera présidée par Emmanuel Macron.

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