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Routiers : les négociations suspendues, la grève continue

Après l'avoir quittée, les routiers en grève ont rejoint mardi après-midi la table des négociations, déterminés à maintenir la pression sur les négociations salariales en cours avec le patronat, qui a fait de nouvelles propositions. Mais, en fin de journée, la CFDT a claqué la porte. Le patronat aussi, selon Force Ouvrière.
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Radio France
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 (Les routiers multiplient les blocages depuis dimanche soir © Maxppp)

Les négociations reprennent, mais la grève, elle, se poursuit : les routiers ont de nouveau multiplié mardi barrages filtrants et blocages de sites industriels. Dénonçant une "smicardisation rampante" de leur profession, ils sont déterminés à maintenir la pression sur les négociations salariales en cours avec les instances patronales.

Après avoir mis la pression depuis dimanche, les syndicats de routiers avaient quitté la table des discussions mardi  à la mi-journée.  Les syndicats avaient abandonné, faute, selon eux, de propositions patronales. Elles ont repris vers 15h, après l'annonce de "nouvelles propositions" du patronat.

Peu avant 18h, la CFDT a claqué la porte des négociations estimant que le patronat restait "sourd".

Les syndicats, qui dénoncent une "smicardisation rampante " de la profession, réclamaient une "revalorisation salariale de 5 %  pour tous les salariés" . Le patronat, lui, a considéré ne pas pouvoir s'engager au-delà de "1 à 2 % de hausse ", mettant en avant les difficultés économiques des transporteurs, le contexte de faible croissance et la concurrence des transporteurs venus d'Europe de l'Est. La précédente négociation annuelle obligatoire (NAO), il y a un mois et demi, avait déjà échoué.

Pour peser sur les discussions, l'intersyndicale CGT, FO,CFTC et CFE-CGC avait multiplié les blocages des poids-lourds sur les routes depuis dimanche soir

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