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Une tête de sanglier accrochée devant la mosquée d'Aubagne

En octobre 2004, déjà, le lieu de culte avait été la cible d'une incendie volontaire, alors qu'il était encore en construction.

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France Télévisions
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Rassemblement après l'incendie criminel contre la mosquée en construction d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), le 4 octobre 2004. (MAXPPP)

C'est une fidèle qui l'a découverte. Une tête de sanglier a été accrochée, jeudi 15 octobre au soir, vers 20h45, sur la grille d'enceinte de la mosquée d'Aubagne, à une vingtaine de kilomètres de Marseille (Bouches-du-Rhône). Le commissariat d'Aubagne mène l'enquête, après ce nouvel acte islamophobe.

En octobre 2004, déjà, le lieu de culte avait été la cible d'une attaque, alors qu'il était encore en construction. Le local de prière provisoire attenant à la future mosquée avait été en partie détruit par un incendie volontaire.

"L'angoisse et l'incompréhension" des musulmans

Le Conseil régional du culte musulman de la région Paca fait part dans un communiqué de son "extrême inquiétude" après cette découverte qui plonge les musulmans d'Aubagne "dans l'angoisse et l'incompréhension".

"Le CRCM-Paca condamne avec la plus grande vigueur ce comportement lâche qui a visé un lieu de prière et de recueillement", écrit le CRCM. Et il "appelle les musulmans de la région Paca à la vigilance face à ce type de provocation et demande aux pouvoirs publics de mettre tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de cet acte abject."

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