Loi sur les séparatismes : "Il manque une définition", soulève le co-rapporteur de la mission d’information sur la radicalisation dans les services publics

Éric Diard, député LR des Bouches du Rhône, reste sceptique sur la création d'un "délit de séparatisme".

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Radio France
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Éric Diard, député LR des Bouches du Rhône. (ANTOINE TOMASELLI/LA PROVENCE/MAXPPP)

Le terme de séparatisme "n'est pas bien défini" estime samedi 24 octobre sur franceinfo Éric Diard, député LR des Bouches du Rhône, co-rapporteur de la mission d’information sur la radicalisation dans les services publics, après que le gouvernement a annoncé le renforcement de son projet de loi sur les séparatismes.

"Il n'est pas bien défini puisqu'on parle en l'occurrence de séparatisme religieux, mais autrefois on parlait de séparatisme corse, de séparatisme basque. Aux États-Unis, les Amish, est-ce que c'est une forme aussi de séparatisme ? Il manque une définition, et la Constitution protège la liberté de conscience", poursuit le parlementaire, sceptique sur la création d'un "délit de séparatisme", sur lequel le gouvernement travaillerait selon le Canard Enchaîné. "Aujourd'hui, en l'état actuel, on ne peut pas empêcher une personne de vivre séparée. Ce que l'on peut empêcher ce sont les actes de séparatisme qui menacent la société", continue Éric Diard.

Jean Castex a annoncé vendredi vouloir renforcer le projet de loi sur les séparatismes, en sanctionnant notamment le partage d'informations personnelles mettant en danger la vie d'autrui sur les réseaux sociaux, ainsi qu'une meilleure protection des fonctionnaires. Éric Diard salue le "renforcement des effectifs de la plateforme Pharos", chargée d’examiner les signalements de contenus potentiellement illicites. "Parce que la plateforme Pharos, je crois que ce sont 23 ou 24 agents. Ils sont assez débordés par le nombre de messages à caractère raciste, antisémite, xénophobe, ou religieux dans le sens de la radicalisation", conclut le député LR.

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