Le bureau du Sénat va se saisir des propos d'un sénateur sur les femmes voilées, qu'il comparait à des "sorcières de Halloween"

A la tribune, Jean-Louis Masson avait également appelé les "communautaristes" à "retourner d'où ils viennent".

Le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson à l\'Assemblée nationale, le 4 avril 2018.
Le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson à l'Assemblée nationale, le 4 avril 2018. (MAXPPP)

Son intervention a choqué une partie de ses collègues : mardi 29 octobre, lors d'un débat sur l'interdiction du port de signes religieux par les accompagnatrices scolaires, Jean-Louis Masson a notamment comparé les femmes voilées à des "sorcières de Halloween". Mercredi, David Assouline, vice-président du bureau du Sénat, a annoncé au Parisien que l'instance allait se saisir de ces propos en vue d'éventuelles sanctions. Une information qu'il a ensuite confirmé à franceinfo. 

"Je saisirai le bureau du Sénat" lors de sa prochaine session, le 6 novembre, expique le sénateur socialiste de Paris, qui dénonce des paroles "injurieuses, racistes et incitatrices à la haine, et qui outrepassent la liberté d'expression des parlementaires à laquelle je suis particulièrement attaché". Le bureau du Sénat a la possibilité de prendre des sanctions disciplinaires contre les sénateurs.

Un élu non-inscrit au Sénat

"On pourrait aussi sortir des sorcières d'Halloween pour accompagner les enfants", avait notamment lancé Jean-Louis Masson lors d'une diatribe visant les femmes portant le voile. Il a également estimé que la femme prise à partie par un élu du RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, début octobre, "n'avait qu'à ne pas mettre son voile". Il a également appelé les "communautaristes" à "retourner d'où ils viennent".

Ancien élu de l'UMP, le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson en a été exclu en 2004 et siège parmi les sénateurs non-inscrits. En 2017, il avait soutenu Nicolas Dupont-Aignan à l'élection présidentielle.