Dissensions entre le CFCM et la grande Mosquée de Paris : le projet de créer un Conseil national des imams n'est pas enterré par le gouvernement

Le ministère de l'Intérieur doit organiser des réunions avec les différentes composantes du Conseil français du culte musulman en début d'année 2021, selon des sources au sein de l'éxecutif.

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Radio France
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Emmanuel Macron le 2 octobre 2020 aux Mureaux lors de son discours sur le "séparatisme islamiste". (LUDOVIC MARIN / POOL)

Le projet de créer un Conseil national des imams n'est pas complètement enterré, a appris mardi 29 décembre franceinfo auprès de sources au sein de l'éxecutif. L'idée avancée en octobre dernier par Emmanuel Macron, dans son discours des Mureaux, a pourtant pris un sérieux coup d'arrêt après le retrait des négociations du recteur de la grande mosquée de Paris.

Dans un communiqué publié lundi 28 décembre, Chems-Eddine Hafiz dénonçait "des manipulations de la mouvance islamiste du Conseil français du culte musulman (CFCM)". Le président du CFCM a répondu qu'il attendait "éléments précis sur les accusations très graves."

Un coup de pression pour dénouer la situation

De nouvelles réunions, menées par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, vont avoir lieu avec l'ensemble des représentants du CFCM, en début d'année 2021. L'exécutif souhaitera alors les mettre face à leurs responsabilités. Politiquement, il serait en effet mal vu de ne pas signer une charte sur les valeurs républicaines, celle-ci étant censée établir un code de déontologie pour les imams.

Selon les informations de franceinfo, l'exécutif compte sur ce coup de pression pour dénouer la situation et permettre au Conseil national des imams de voir le jour tout en affirmant ne pas se substituer aux représentants du culte.

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