Nord : le curé de Vendeville, accusé d'attouchements sexuels, ne nie pas les faits et est suspendu par le diocèse

Le prêtre de 73 ans reconnaît "qu'il s'est passé quelque chose".

Église (illustration).
Église (illustration). (JOHAN BEN AZZOUZ / MAXPPP)

L'abbé Régis Beils, curé de Vendeville depuis 2014, a été suspendu par le diocèse de Lille, lundi 24 juin, révèle France Bleu Nord. Sur Facebook, un homme l'accuse d'attouchements sexuels en 1992, alors qu'il était aumônier du lycée Saint-Paul. Selon le vicaire général, le prêtre de 73 ans reconnaît "qu'il s'est passé quelque chose".

La déflagration a débuté jeudi, lorsqu'un ancien élève du lycée Saint-Paul de Lille, Grégory, poste un texte sur Facebook, accusant le curé d'attouchements, alors qu'il était aumônier du lycée, en 1992. La victime était âgée de 17 ans.

"Je suis effaré d'apprendre qu'un tel passé soit possible"

"Te souviens-tu, au moins, de ce samedi de juin 1992, où tu m'avais invité à déjeuner dans ta maison de Wambrechies ? Ce midi-là où tu m'as agressé en me plaquant contre ton lit, et en mettant de force ta main dans mon caleçon ?", écrit l'homme, âgé de 44 ans aujourd'hui. La victime a porté plainte, soulignant que la prescription de ce genre de faits est de 30 ans. Il souhaite inciter d'éventuelles autres victimes à se déclarer.

Le diocèse de Lille a suspendu le curé de Vendeville, dans la métropole lilloise, selon France Bleu Nord. Le vicaire général du diocèse de Lille, le Père Bruno Cazin, a eu contact avec la victime et a rencontré le prêtre, qui ne nie pas les faits : "J'ai eu un entretien avec le père Beils. Il se souvient très bien de la personne qui a fait cette déclaration. Et l'entretien pouvait laisser entendre qu'il s'était passé quelque chose. Je suis effaré d'apprendre qu'un tel passé soit possible. Mais soyons prudents, laissons la justice faire son travail", a-t-il expliqué à France Bleu. Le diocèse a fait un signalement au procureur de la République.