VIDEO. La ministre de l'Enseignement supérieur estime que les convictions religieuses doivent rester "dans la sphère privée", puis rectifie

Frédérique Vidal était l'invitée de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

Le ministre de l\'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, le 20 décembre 2017 à la sortie du Palais de l\'Elysée.
Le ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, le 20 décembre 2017 à la sortie du Palais de l'Elysée. (MAXPPP)

Rétropédalage en règle pour Frédérique Vidal. Invitée dimanche 7 janvier de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3, la ministre de l'Enseignement supérieur a estimé que les convictions religieuses devaient rester "uniquement" dans "la sphère privée", avant de rectifier le tir face aux critiques sur les réseaux sociaux.

Frédérique Vidal avait été appelée à réagir à l'expression "radicalisation de la laïcité". Ces mots avaient été, selon des représentants des cultes reçus à l'Elysée en décembre, utilisés à cette occasion par Emmanuel Macron pour alerter sur les risques d'une conception intolérante de la laïcité.

"La laïcité", a-t-elle développé, "c'est la liberté de conscience, et c'est mettre dans la sphère privée - et uniquement la sphère privée - les convictions philosophiques, religieuses, etc., des individus pour garantir que ces convictions, ils puissent continuer à les avoir. Mais elles n'ont pas à rentrer dans la sphère publique, voilà".

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Une sortie "loin de la loi de 1905"

Dans l'après-midi, la ministre est en effet revenue sur ses propos dans un tweet. "Ayons des échanges sereins sur ces questions", a-t-elle écrit. "La laïcité, c'est la liberté de croire ou de ne pas croire et de l'exprimer dans le respect de l'ordre public".

Ce propos en faveur d'une limitation de l'expression des convictions religieuses à la sphère privée avait suscité nombre de réactions sur les réseaux sociaux. Le président du Conseil national des évangéliques de France (Cnef), Etienne Lhermenault, ou encore l'abbé blogueur Pierre-Hervé Grosjean avaient déploré une opinion "loin de l'esprit de la loi de 1905 et de la conception de la laïcité que développe le président de la République".