"Ne rien faire" contre le burkini "serait acter un nouveau recul de la République", juge Sarkozy

L'ancien chef de l'Etat, candidat à la primaire de la droite, propose une loi "qui interdise tout signe religieux à l'école mais également à l'université dans l'administration et aussi dans les entreprises".

Nicolas Sarkozy sur le plateau du JT de 20 heures de TF1 le 24 août 2016.
Nicolas Sarkozy sur le plateau du JT de 20 heures de TF1 le 24 août 2016. (BERTRAND GUAY / AFP)

"Porter un burkini est un acte politique, militant, une provocation", assure-t-il. Pour Nicolas Sarkozy, "ne rien faire, c'est laisser penser que la France apparaît faible et ce serait acter un nouveau recul de la République". L'ancien chef de l'Etat, désormais officiellement candidat à la primaire de la droite en vue de la présidentielle de 2017, l'affirme dans un entretien au Figaro Magazine, mercredi 24 août.

L'ancien président propose une loi "qui interdise tout signe religieux à l'école mais également à l'université dans l'administration et aussi dans les entreprises". Une proposition qu'il a également rappelé sur le plateau du JT de 20 heures de TF1 dont il était l'invité mercredi soir.

"L"Etat a démissionné"

Réagissant à l'intervention du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve qui met en garde contre stigmatisation des musulmans, son lointain prédécesseur place Beauvau a commenté sur TF1: "L"Etat a démissionné et laisse des maires face à cette réalité."

 "Si nous n'y mettons pas un terme, le risque c'est que dans dix ans, les jeunes filles de confession musulmane qui ne porteront pas le voile ou le burkini seront montrées du doigt et seront sous la pression quotidienne de l'entourage", a-t-il mis en garde.

Selon un sondage Ifop pour Le Figaro (article payant), publié mercredi, 64% des Français sont opposés au port du burkini sur les plages.