Réductions d'effectifs dans le second degré : "Ce n'est pas un sacrifice, c'est un rééquilibrage", assure une députée LREM

Les syndicats d'enseignants défilaient dans toute la France lundi. Une première manifestation intersyndicale depuis 2011 contre les suppressions de poste annoncées pour 2019. Sur franceinfo, la députée LREM Catherine Osson plaide pour une réorganisation nécéssaire.

Plusieurs milliers d\'enseignants (ici à Paris) ont manifesté contre les suppressions de poste dans l\'Éducation nationale.
Plusieurs milliers d'enseignants (ici à Paris) ont manifesté contre les suppressions de poste dans l'Éducation nationale. (SONIA BOURHAN / RADIO FRANCE)

Les enseignants ont manifesté lundi 12 novembre, notamment contre les suppressions de postes prévus l'an prochain dans les collèges et lycées publics. La députée de La République en marche Catherine Osson, encore enseignante du premier degré il y a 18 mois, a assuré sur franceinfo entendre les inquiétudes. Mais elle insiste sur la nécessité d'un "rééquilibrage".

Pourquoi avez-vous décidé de sacrifier le second degré au profit du premier degré ?

Ce n'est pas un sacrifice, c'est un rééquilibrage. Il y a un choix que la majorité, le gouvernement, assument pleinement qui est de mettre le paquet sur le premier degré. On sait très bien, et toutes les études scientifiques le montre, que tout se joue dès le plus jeune âge. C'est un choix assumé.

Que répondez-vous aux syndicats qui ne comprennent pas pourquoi il y a moins de professeurs ?

Nous sommes très vigilants sur les effectifs. Il y a un effort qui a été demandé à tous les ministères, et le mieux préservé c'est celui de l'Education nationale, qui n'est sollicité qu'à hauteur de 0,2% du personnel. Nous sommes dans une situation de transition : nous mettons le paquet sur le premier degré, sur l'école de l'inclusion. Il n'y a jamais eu autant de personnes dans les écoles pour accompagner les plus fragiles. Dans cette transition, on demande un petit effort au second degré.

Les syndicats enseignants craignent que ce "petit effort" devienne un grand effort, à la veille du vote du prochain budget de l'Education nationale...

Nous revotons les budgets tous les ans. Les inquiétudes, je les entends, mais nous aurons d'autres budgets. Entre deux, nous aurons ce projet de loi dans lequel nous invitons tous les partenaires à débattre à nos côtés pour savoir quelle école nous voulons demain. Ce ne sont pas des décisions qui sont prises sur un coin de table au ministère, elles sont prises au sein de commissions qui se sont concertées avec les partenaires sociaux.