Racisme : le gouvernement annonce l'instauration d'une journée nationale de sensibilisation dans les universités

Les annonces du ministère interviennent après plusieurs incidents qui se sont déroulés ces derniers mois en France.

Frédérique Vidal, ministre de l\'Enseignement supérieur, lors d\'une séance de questions à l\'Assemblée nationale, le 7 mai 2019. 
Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, lors d'une séance de questions à l'Assemblée nationale, le 7 mai 2019.  (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Frédérique Vidal souhaite lutter contre le racisme à l'université. La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé, jeudi 6 juin, l'instauration d'une journée nationale contre le racisme et l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur le 21 mars, à laquelle 2 millions d'euros seront consacrés dès l'an prochain.

Ces annonces font suite à plusieurs incidents qui se sont produits au cours des derniers mois dans certaines universités. Ainsi, en avril, des propos et des vidéos racistes visant des étudiants noirs avaient notamment été révélés. Ils avaient été échangés par des étudiants en sociologie de l'université de Lorraine via un groupe privé de Messenger, la messagerie de Facebook.

"Sanction pédagogique" 

"Dans un contexte général de multiplication de messages à caractère raciste et antisémite à l'université, notamment sur les réseaux sociaux", la ministre a annoncé la création d'une journée nationale contre le racisme et l'antisémitisme, a indiqué le ministère. Cette journée se tiendra durant la semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme. Dès 2020, l'enveloppe de 2 millions d'euros permettra de "financer les évènements associatifs ou des établissements qui viendront alimenter cette journée de sensibilisation, après une sélection sur appel à projet".

Par ailleurs, un décret obligera bientôt les établissements d'enseignement supérieur à mettre en place une "sanction pédagogique nouvelle" en cas d'actes ou de propos racistes ou antisémites : l'étudiant aura obligation de "participer à des activités de solidarité de culture ou de formation". Il devra par exemple "visiter un lieu de mémoire", ou "consacrer du temps à une association de lutte contre les discriminations", a précisé le ministère.