Que reprochent les parents à l'Education nationale ?

Le rapport 2012 de la médiatrice de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur a été publié jeudi. En tête des récriminations : le non-remplacement des profs absents.

En tête des récriminations : le non-remplacement des profs absents.
En tête des récriminations : le non-remplacement des profs absents. (DAVID SACKS / THE IMAGE BANK)

Les profs absents non remplacés arrivent en tête de ce qui exaspère les familles. Le rapport 2012 de la médiatrice de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, publié jeudi 30 mai, révèle que ces non-remplacements provoquent des réclamations "souvent assez virulentes", selon la médiatrice, Monique Sassier. 

La déscolarisation après exclusion en conseil de discipline, les diplômes et leur valeur et l'enseignement privé hors contrat figurent également parmi les principaux sujets de réclamations relevés dans le rapport 2012. Par rapport à l'année précédente, les réclamations ont augmenté de 12% à 10 327, soit la troisième année consécutive avec une hausse dépassant 10%.

Ils craignent un manque de stabilité ou un échec aux examens

Dans le cas des non-remplacements d'absences courtes de profs,  les familles estiment que l'école ne remplit pas son rôle : "donner à chaque élève le nombre d'heures de cours auquel il a droit", explique la médiatrice. Selon ce rapport, les parents du primaire s'inquiètent du manque de stabilité et ceux du secondaire craignent pour les chances de réussite à l'examen et l'orientation. Pourtant, nuance le texte, l'efficacité du système actuel est plutôt bonne, car il "couvre" 96% des absences". Enfin, "80% des absences non couvertes sont de courte durée."

Pour remédier à cette question, déjà soulevée par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, la médiatrice prône notamment une "continuité pédagogique", avec recours au numérique ou au Centre de documentation et d'orientation (CDI), et une meilleure gestion des ressources humaines.