Vidéo Le combat d'une mère pour sortir sa fille de la prostitution

Publié
Durée de la vidéo : 5 min.
Comme 7000 à 10 000 mineurs en France, sa fille est tombée dans la prostitution. Isolée, elle était sous l'emprise de son compagnon proxénète. Pour Brut, une mère se livre sur son long combat pour l'aider à en sortir.
BRUT
Article rédigé par
France Télévisions

Comme 7000 à 10 000 mineurs en France, sa fille est tombée dans la prostitution. Isolée, elle était sous l'emprise de son compagnon proxénète. Pour Brut, une mère se livre sur son long combat pour l'aider à en sortir.

Tout commence en colonie de vacances lorsqu'Assia, 14 ans, rencontre un garçon et tombe amoureuse. Mais petit à petit, son "premier amour" devient son proxénète. "Il contrôlait tout, il ne fallait pas qu'elle parle à un garçon. Petit à petit, tu supprimes les gens. Tu ne leur parles pas parce que quand il voit les messages, ça ne lui plaît pas et ça finit avec des coups", raconte sa mère. Jennifer remarque même des changements chez sa fille et commence à avoir des doutes sur ses activités. "Elle se montrait avec du maquillage à outrance, des positions un peu aguicheuses ou vulgaires", se souvient-elle. Pour en avoir le cœur net, Jennifer se fait passer pour un client : "Je la contacte, je reçois ses messages de propositions de pratiques (...) les premiers messages, encore maintenant, je me revois m'effondrer", confie-t-elle. 

"C'était la sauver mais contre elle-même"

Commence alors un combat de près de deux ans. À ce stade, Assia "ne voulait pas être sauvée", estime sa mère qui a dû entreprendre un travail d'investigation : elle part à la recherche des lieux où sa fille pourrait exercer, scrute des photos, cherche le corps de sa fille sur des sites. Aussi, elle porte plainte "plein de fois". En vain. Physiquement, Assia s'affaiblit. Sa mère la retrouve couverte d'hématomes. "Elle était dans un sale état, elle avait une gingivite nécrosée, une tuberculose latente", témoigne Jennifer

Pour lui recréer un cercle social, Jennifer contacte également des associations. "Il n'y a qu'en lui offrant un chien et en allant le promener qu'elle a rencontré du monde", regrette Jennifer. Depuis, Jennifer a créé Nos ados oubliés, une association pour venir en aide aux jeunes en détresse et à leurs parents.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Prostitution

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.