Prostitution des mineurs : les parents sur le front

Publié Mis à jour
Prostitution des mineurs : les parents sur le front
franceinfo
Article rédigé par
M.-C. Delouvrié, C. Fréchinos, O.Combe, F.Faure - franceinfo
France Télévisions

En France, la prostitution des mineurs est un fléau qui gangrène de nombreux territoires. Entre 7 000 et 10 000 jeunes seraient concernés par ce phénomène qui inquiète les parents et au sujet duquel le gouvernement souhaite apporter des solutions.

Des parents montent au créneau pour sortir leurs enfants de la prostitution. En France, jusqu'à 10 000 jeunes seraient concernés par ce phénomène. Pendant un an, la fille de Jennifer Pailhé s'est prostituée via des annonces sur Internet, contrainte par son petit ami de l'époque. "Dans des Airbnb, sinon à l'hôtel et quand il n'y avait rien, c'était dans des bâtiments ou dans des voitures", détaille l'adolescente. En foyer, cette dernière sombre peu à peu et s'adonne au commerce de son corps sans voir la couleur de l'argent pour laquelle des clients la rétribuent pourtant. Sa mère porte plainte et traverse même la France à plusieurs reprises pour localiser sa fille qui fuguait régulièrement de son foyer d'accueil. "Je contacte son éducatrice, je fais des captures d'écran, je les fournis aux services sociaux, je contacte le juge des enfants, j'écris au garde des Sceaux... Je remue la justice", explique-t-elle ainsi. Non sans mal, elles finissent par renouer le lien perdu.

"Nos Ados oubliés"

Afin d'aider d'autres parents en détresse, l'association "Nos Ados oubliés" a été créée. Elle souhaite par ailleurs réclamer la création de nouveaux lieux d'accueil, plus adaptés que les foyers de l'aide sociale à l'enfance. "La question de l'emprise n'est pas du tout prise en compte", regrette un parent qui a souhaité rester anonyme. Un premier projet unique en France verra le jour ce mois-ci à Lille (Nord) afin de venir en aide et prendre en charge ces adolescents qui passent trop souvent sous les radars.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.