Surveillants de prison : la mobilisation continue

Jeudi 7 mars, les gardiens de la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne bloquent toujours l'accès à leur établissement après l'agression de deux surveillants. 

FRANCE 2

"Belloubet démission, Belloubet démission", scandent les surveillants pénitentiaires massés derrière un feu sauvage pour empêcher l'intervention de la police, à Condé-sur-Sarthe (Orne). Les policiers menacent d'évacuer, les gardiens de la prison répliquent. Ils forment une chaîne humaine géante pour bloquer le passage des forces de l'ordre. L'hymne national est chanté à plein poumon.

Mobilisation nationale

Le directeur de la prison tente alors de négocier, expliquant qu'il a fait remonter leurs revendications. Pour seule réponse, les noms des deux surveillants agressés sont criés. Seul un camion avec de la nourriture pour les prisonniers a pu rentrer dans l'établissement, par une autre porte. "Forcément, on va continuer jusqu'à ce que l'on ait quelque chose. On est ignorés", témoigne Samuel Hennuyer, surveillant à la prison. C'est le deuxième jour de mobilisation de la part des surveillants pénitentiaires dans toute la France.

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Fouille d\'une cellule dans le quartier disciplinaire de la maison d\'arrêt de Reims, le 21 juin 2004
Fouille d'une cellule dans le quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Reims, le 21 juin 2004 (ALAIN JULIEN / AFP)