Le gouvernement veut interdire la réduction de peine pour ceux qui attaquent les forces de l'ordre

Jusqu'ici, ils bénéficiaient des crédits accordés de façon automatique, dès l’incarcération, pour tous les détenus condamnés définitivement. Seuls les terroristes ne pouvaient jusqu'ici en bénéficier.

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Radio France
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Prison (illustration). (NINA VALETTE / RADIOFRANCE)

"Il y aura l'interdiction de la réduction de peine pour ceux qui s'attaquent à des policiers et à des gendarmes", a confirmé lundi 2 novembre sur BFMTV le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "S'en prendre à un policier ou un gendarme c'est s'en prendre à la République", a-t-il expliqué.

Déjà abordée lors d'une rencontre avec les syndicats de police, cette mesure va être prise à l'initiative du ministre de la Justice, précise le ministre de l'Intérieur. Les modalités de ce projet de loi seront présentées dans les prochains mois, confirme l’entourage du garde des Sceaux à franceinfo.

Seuls les détenus condamnés pour terrorisme en étaient privés

Concrètement, le gouvernement veut supprimer les crédits de réduction de peine, des réductions de peine accordées de façon automatique, dès l’incarcération, pour tous les détenus condamnés définitivement. Elles sont calculées en fonction de la peine prononcée : trois mois pour la première année d’incarcération puis deux mois à partir de la deuxième année.

Jusqu’ici, seuls les détenus condamnés pour terrorisme échappaient à ces réductions. Le gouvernement veut donc étendre ce régime. Mais la chancellerie précise à franceinfo que, contrairement aux détenus pour terrorisme, ceux incarcérés pour atteintes aux forces de l’ordre pourront récupérer leur crédit de peine en cas de bonne conduite.

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