Justice : le premier procès pour attentat jihadiste en prison

Mardi 19 novembre, le premier procès pour attentat jihadiste en prison s'est ouvert à la Cour d'assises de Paris. Bilal Taghi, 27 ans, avait tenté d'assassiner deux surveillants de la prison d'Osny (Val d'Oise) en 2016.

France 3

Le 4 septembre 2016, à la prison d'Osny (Val d'Oise), Bilal Taghi avait tenté d'assassiner deux surveillants au moment de la promenade. Ce détenu de l'unité reservée aux personnes radicalisées se jetait sur ses gardiens avant de les poignarder dans le dos et au niveau du cou avec une arme artisanale. Son procès s'est ouvert mardi 19 novembre à la Cour d'assises de Paris. Le détenu de 27 ans est jugé pour avoir voulu passer à l'acte au nom de Daesh.

"On voit la vie différemment"

Les deux victimes ne souhaitent pas montrer leur visage. L'un d'entre eux a repris le travail en détention. Son épouse vit dans l'angoisse. "Ça m'a détruite. On voit la vie différemment, on se dit qu'elle ne tient qu'à un fil", confie-t-elle, le visage caché. Un quartier spécialement dédié aux détenus radicalisés verra le jour au printemps prochain à la prison de la Santé (Paris). 33 cellules ultra sécurisées vont être aménagées. Les détenus n'auront plus de contact physique avec les surveillants et le reste de la population carcérale.

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Un croquis de Fayçal Aït Messoud (assis à gauche), lors de son procès, le 24 février 2016 à Paris.
Un croquis de Fayçal Aït Messoud (assis à gauche), lors de son procès, le 24 février 2016 à Paris. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)