DIRECT. Colère des surveillants de prison : l'administration pénitentiaire réclame des sanctions contre les grévistes

Après l'échec des négociations mardi, les trois syndicats, Ufap-Unsa (majoritaire), FO et CGT-Pénitentiaire, ont appelé à poursuivre le mouvement.

Des surveillants de prisons manifestent, à Béziers (Hérault), mardi 23 janvier 2018.  
Des surveillants de prisons manifestent, à Béziers (Hérault), mardi 23 janvier 2018.   (PASCAL GUYOT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Dixième jour de tension autour des prisons. Au moins 70 établissements pénitentiaires étaient encore totalement ou partiellement bloqués mercredi 24 janvier, à 7h30, selon un décompte du réseau France Bleu. Selon le ministère de la Justice, 119 établissements pénitentiaires sont perturbés à des degrés divers. La veille, les syndicats avaient claqué la porte des négociations avec la garde des Sceaux. De son côté, le directeur de l'administration pénitentiaire a rappellé l'interdiction du droit de grève des surveillants et le risque de sanctions.

Le transfèrement de Jawad Bendaoud a pu avoir lieu. La sortie de Jawad Bendaoud, qui comparaît à partir de ce mercredi pour "recel de malfaiteurs terroristes", s'est faite sous les huées des surveillants, mais sans heurt. Les CRS avaient fait déplacer les gardiens qui manifestent devant la prison de Fresnes pour libérer le passage.

Des négociations au point mort. Mardi, les syndicats ont quitté la table des négociations, rejetant les propositions du gouvernement. Les trois syndicats, Ufap-Unsa (majoritaire), FO et CGT-Pénitentiaire, ont appelé à poursuivre le mouvement.

Plus de 1 000 gendarmes et CRS mobilisés. Pas moins de 17 unités de forces de l'ordre (soit 1.360 gendarmes mobiles et CRS) sont mobilisées à travers tout le pays pour maintenir l'ordre aux abords des prisons. Elles sont notamment intervenues mercredi matin pour évacuer des piquets de grève à Fleury-Mérogis (Essonne), Nanterre et Uzerche (Corrèze).

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20h57 : "C'est nous qui morflons. C'est toujours nous." De nombreux proches de détenus ne peuvent accéder aux parloirs en raison du mouvement de protestations des surveillants. Un père venu voir son fils à la maison d'arrêt de Nantes pousse un coup de gueule auprès de Presse-Océan.

20h50 : En plein mouvement de protestation des gardiens de prison, un nouveau surveillant pénitentiaire a été agressé, tout à l'heure, à Cherbourg (Manche). Il s'est blessé à l'épaule en tombant à terre après une altercation avec un détenu, expliquent nos confrères de France Bleu Cotentin.

17h01 : Les trois principaux syndicats de surveillants de prison ont claqué hier la porte des discussions engagées par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Effectifs, sécurité, salaires et statuts... Nous détaillons dans un article les différents points de blocage entre les parties.



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16h13 : Le directeur de l'administration pénitentiaire a envoyé aujourd'hui un courrier aux directeurs d'établissements, leur rappelant que les surveillants n'ont pas le droit de faire grève, et sont susceptibles d'êtres sanctionnés, a appris franceinfo de sources concordantes.

14h57 : Les surveillants bloquent la prison pour dénoncer l'agression de trois des leurs par un détenu, dimanche 14 janvier. "Il n'y a plus de médicament et plus de tabac qui entre et des détenus n'ont pas pu prendre leur parloir", explique Dimitry Bègue. Les syndicats doivent de nouveau discuter avec la direction inter-régionale de l'administration, demain. Ils réclament une vingtaine de postes supplémentaires dans l'établissement, qui compte 131 personnels.

14h55 : Une mutinerie a éclaté dans un des quatre bâtiments du centre de détention d'Uzerche (Corrèze), après un premier épisode similaire, hier dans un étage. "Ils ont tout cassé : les douches, les WC, les cellules..., explique Dimitry Frère, secrétaire départemental Ufap-Unsa, contacté par franceinfo. On a eu un renfort de personnel donc on a pu réintégrer les détenus dans les cellules à titre individuel", sans le renfort des Eris, stationnées à la gendarmerie d'Uzerche.

11h48 : Le blocage des centres pénitentiaires par leurs surveillants a des conséquences sur la vie des détenus. A Nantes (Loire-Atlantique), les gendarmes ont été mobilisés pour escorter les visiteurs jusqu'aux parloirs.

11h07 : "Le sujet ce n'est pas de mettre en place un médiateur, ce n'est même pas de changer un ministre, c'est tout simplement d'appliquer la politique sur laquelle ils ont été élus. Ils ont pris des engagements, ils sont incapables de les tenir."

Alors que le conflit entre les gardiens de prison et leur ministre s'enlise, le patron des députés LR tire à boulets rouges sur l'exécutif, au micro de LCI.

10h39 : En tout, 45 prisons fonctionnent en effectif réduit, les blocages empêchant parfois les agents de prendre leur service, d'après la direction de l'administration pénitentiaire.

10h42 : Dans 15 établissements pénitentiaires, les agents refusent de prendre leur service, d'après le communiqué de la direction del'administration pénitentiaire.

10h34 : Le mouvement de colère des surveillants affecte ce matin 119 des 188 établissements pénitentiaires de France, selon la direction de l'administration pénitentiaire.

09h37 : A Riom, dans le Puy-de-Dôme, des policiers sont intervenus pour lever le blocage de l'entrée du centre pénitentiaire et assurer les extractions et le ravitaillement des détenus, selon un journaliste présent sur place.

09h29 : Des CRS contrôlent désormais l'entrée de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), après avoir délogé les surveillants pénitentiaires qui en bloquaient l'accès. Jawad Bendaoud, le "logeur" de deux des terroristes des attentats du 13 novembre 2015 doit être sorti de la prison pour l'ouverture de son procès à Paris en début d'après-midi.

08h57 : Au moins 70 établissements pénitentiaires sont encore totalement ou partiellement bloqués ce matin, au dixième jour du mouvement de contestation des surveillants, selon un nouveau décompte du réseau France Bleu à 8 heures.

09h18 : Selon un journaliste présent sur place, les CRS interviennent à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) pour déloger les surveillants pénitentiaires qui bloquent l'entrée de l'établissement, où est incarcéré Jawad Bendaoud, qui doit être jugé cet après-midi à Paris.

09h18 : Devant la porte d'entrée de la prison de Fresnes, où Jawad Bendaoud est incarcéré, les gardiens ont érigé une barricade de palettes enflammées. Face à leur détermination, des CRS sont déployés en nombre. Selon un journaliste sur place, ils s'apprêteraient à intervenir pour lever le blocage.

09h19 : A Fresnes, les surveillants pénitentiaires sont mobilisés. Leurs syndicats menacent de ne pas permettre le transfèrement de Jawad Bendaoud, "le logeur de Daech", pour son procès prévu dans l'après-midi à Paris.

07h44 : Au moins 67 établissements pénitentiaires sont encore totalement ou partiellement bloqués ce matin par leurs surveillants, selon un nouveau décompte du réseau France Bleu à 7h30.

06h49 : A Pau (Pyrénées-Atlantiques) et au Mans (Sarthe), 100% des surveillants sont en arrêt maladie. Ils sont remplacés par des policiers.

06h44 : Parmi les prisons bloquées totalement ou partiellement par leurs gardiens ce matin, il y a, selon France Bleu : Belfort, Perpignan, Bayonne, Dijon, Châteauroux, Rouen, Le Havre, Nice, Poitiers-Vivonne, Auxerre, Nîmes, Mont-de-Marsan, Fresnes, Les Baumettes, Moulins-Yzeure, Metz, Chambéry, Valence ou encore Salon-de-Provence, Sarreguemines, Laval et Draguignan.

07h38 : Au moins 44 établissements pénitentiaires sont encore totalement ou partiellement bloqués ce matin, selon un décompte fait par le réseau France Bleu.