Agression à Condé-sur-Sarthe : les surveillants pénitentiaires à nouveau mobilisés devant les prisons

Pour la deuxième journée consécutive, le personnel pénitentiaire s'est mobilisé devant plusieurs prisons, après l'agression de deux surveillants par un détenu radicalisé à Condé-sur-Sarthe mardi.

Des surveillants manifestent devant la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 6 mars 2019. 
Des surveillants manifestent devant la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 6 mars 2019.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Les surveillants pénitentiaires se sont à nouveau mobilisés jeudi 7 mars à l'appel de plusieurs syndicats pénitentiaires, deux jours après l'agression de deux surveillants par un détenu dans la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, selon les syndicats Force ouvrière (FO) et la CGT.

Des perturbations dans de nombreuses prisons

Outre Condé-sur-Sarthe, une dizaine d'établissements pénitentitiaires ont été bloqués, a appris franceinfo de source proche du dossier. Il s'agit des établissements situés à Aix-en-Provence, du centre pénitentiaire de Marseille et de la prison des Baumettes, de la maison d'arrêt de Bois d'Arcy (Yvelines), de Perpignan, de Rennes et du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne).

En plus de ces établissements visés par des blocages, en tout ce matin, 64 établissements français ont été concernés par de légères perturbations : retards, refus d'effectuer certaines missions etc.

Intervention des forces de l'ordre à Fleury-Mérogis

Comme la veille, les personnels pénitentiaires ont bloqué ce jeudi matin la prison de Condé-sur-Sarthe, devant laquelle ils ont passé la nuit, empêchant toute entrée et sortie, selon France Bleu Basse Normandie.

A Fleury-Mérogis, où les surveillants étaient mobilisés tôt ce jeudi matin, les forces de l'ordre sont intervenus pour faire évacuer le personnel pénitentiaire présent devant l'établissement.

Ils "se sont fait gazer et évacuer comme des malpropres" par les forces de l'ordre, dénonce le syndicat FO Pénitentiaire sur Twitter, en regrettant que ce soit "la seule réponse du ministère de la Justice et de l'administration pénitentiaire face à la détresse de [leurs] personnels".

Une vingtaine d'établissements concernés

Des mobilisations ont également eu lieu devant les prisons des Baumettes à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, de Beauvais dans l'Oise, de Draguignan dans le Var, de Lille dans le Nord, de Rennes en Ille-et-Vilaine et de Saint-Denis de la Réunion, à Liancourt dans l'Oise. 

D'autres actions ont été signalées devant les prisons d'Amiens dans la Somme, de Douai dans le Nord, de Grasse dans les Alpes-Maritimes, de Salon de Provence dans les Bouches-du-Rhône, de Seysses en Haute-Garonne, de Val-de-Reuil dans l'Eure, de Béthune et Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais.

A Nice, dans les Alpes-Maritimes, les surveillants mobilisés devant la prison ont été délogés dans le calme par les forces de l'ordre et la prison a rouvert ses portes, rapporte France Bleu Azur.

Les prisons d'Orléans-Saran dans le Loiret, de Réau en Seine-et-Marne, de Riom dans le Puy-de-Dôme, de Roanne et de La Talaudière dans la Loire selon France Bleu Saint-Etienne Loire, de Sequefin dans le Nord, de Limoges en Haute-Vienne, à Metz en Moselle, de Ploemeur dans le Morbihan selon France Bleu Breizh Izel, de Villepinte en Seine-Saint-Denis et de Vivonne dans la Vienne selon France Bleu Poitou ont aussi été touchées par le mouvement.

Dans l'Indre, la maison d'arrêt du Craquelin à Châteauroux et la centrale de Saint-Maur ont été bloquées par plusieurs dizaines de surveillants, une soixantaine au total, qui se mobilisaient pour la première fois après l'agression de Condé, selon France Bleu Berry.