"Cash Investigation" répond au groupe Korian

Marie Maurice, la journaliste qui a enquêté pour "Cash Investigation" sur les Ehpad, s'est faite embaucher par le groupe Korian sans diplôme d'aide-soignante.

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France Télévisions
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"EHPAD, l'heure des comptes", le document de "Cash Investigation" (FRANCE 2)

Nous avons été alertés à de nombreuses reprises par des salariés du groupe Korian que certains Ehpad faisaient travailler à des postes d’aide-soignante des personnes sans diplôme, sans formation. Pour confirmer cette information, la rédaction de Cash Investigation a décidé de tenter de faire embaucher Marie Maurice dans un Ehpad.

Elle a répondu à des annonces de postes d’aide-soignante mises en ligne par Korian, DomusVi et Orpéa. Orpéa lui a répondu que le diplôme d’aide-soignant "est obligatoire dans ce poste" et que le groupe ne pouvait "réserver une suite favorable à sa demande". DomusVi n’a pas répondu à ses candidatures. Trois Ehpad du groupe Korian sur les huit sollicités l’ont recontactée pour la recruter.

Dans le CV de Marie Maurice, aucun diplôme d’aide-soignante ou de formation équivalente n’était mentionné, ce qu’elle a par ailleurs précisé de nouveau oralement lors de son entretien avec la responsable de Korian qui l’a embauchée. Elle a envoyé un CV avec des éléments de parcours réels et d’autres fictifs. Elle ne s’est pas occupée de personnes âgées mais elle a gardé des enfants, été téléactrice et hôtesse de caisse. Elle n’a pas de baccalauréat STMG, filière sciences et technologies du management et de la gestion. Contrairement à ce qu’affirme la directrice générale du groupe Korian, face à Elise Lucet, le bac STMG n’est pas un bac médico-social. De même contrairement aux affirmations de madame Boissard devant les sénateurs, elle n’a jamais affirmé avoir une expérience d’auxiliaire de vie. De la même manière, dans son CV, aucun diplôme d’auxiliaire de vie ou formation équivalente n’est mentionné.

Embauchée par l’un des Ehpad de Korian avec un contrat d’auxiliaire de vie d’un mois, elle s’est retrouvée dès son premier jour sur le planning des aide-soignantes, à effectuer les missions qui leur sont dévolues. Il lui a été demandé en particulier d’administrer des médicaments aux résidents. Au bout de trois jours, elle a démissionné.

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