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Près de 200 tracteurs dans les rues de Nantes contre le futur aéroport

Ils protestent contre les expropriations de terres pour le projet de futur aéroport au nord de Nantes, à Notre-Dame-des-Landes. 

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France Télévisions
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Près de 200 tracteurs protestent contre le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 3 mai 2012 à Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Près de 200 tracteurs, 170 selon la police, se sont rassemblés jeudi 3 mai en début d'après-midi à Nantes (Loire-Atlantique), devant la tente des grévistes de la faim qui protestent contre les expropriations de terres pour le projet de futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Michel Tarin, 64 ans, agriculteur en retraite, propriétaire en cours d'expropriation, a arrêté de s'alimenter le 11 avril et a entamé mercredi sa quatrième semaine de jeûne. Les joues visiblement creusées, il passe de plus en plus de temps alité dans sa caravane et s'avoue affaibli. L'autre agriculteur qui avait arrêté de manger le 11 avril a stoppé sa grève de la faim pour raisons de santé le 27 avril, mais le relais a été pris et, au total, cinq autres personnes se sont mises en grève de la faim depuis le 25 avril, parmi lesquelles Robert Chiron, écologiste historique, 71 ans, qui est atteint d'un cancer.

Venus des communes voisines de Notre-Dame-des-Landes mais aussi de communes du pourtour nantais, les tracteurs, venus notamment à l'appel de la Confédération paysanne, ont envahi pacifiquement le centre-ville au son des klaxons ou des binious pour stationner tout autour de la tente des grévistes de la faim. Près d'un millier de personnes (800 selon la police) les attendaient, reprenant les "hymnes" de la lutte du Larzac puis de Notre-Dame-des-Landes.

François Hollande "approuve" l'aéroport

Les grévistes de la faim demandent la suspension des expropriations jusqu'à l'issue des recours en justice déposés contre ce projet. L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, validé par l'Etat et soutenu par les collectivités locales socialistes ainsi que par l'UMP, a vu sa concession confiée au groupe Vinci et doit voir le jour en 2017. Le projet est contesté par EELV, le Parti de gauche, le MoDem, la Confédération paysanne et de nombreuses associations.

François Hollande a rappelé jeudi sur France Inter qu'il avait "approuvé" la construction de cet aéroport, et qu'un "nouvel équipement [était] nécessaire".

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