PMA : Laurent Wauquiez dénonce "un engrenage" qui mène "à l'eugénisme fait par le nazisme"

Le président des Républicains a fait une référence au régime nazi pour marquer son opposition à la procréation médicalement assistée, dimanche lors d'une journée de débats du mouvement "Sens commun", issu de la Manif pour tous. 

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, lors d\'une conférence de presse à Paris, le 9 octobre 2018. 
Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, lors d'une conférence de presse à Paris, le 9 octobre 2018.  (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Laurent Wauquiez n'a pas hésité à faire une référence au régime nazi, afin de marteler son opposition à la procréation médicalement assistée (PMA). L'ouverture de la PMA à toutes les femmes "mènera nécessairement" à la gestation pour autrui, "la marchandisation des gamètes" et "l'eugénisme", a estimé le président des Républicains, dimanche 18 novembre.

"Oui, c'est un engrenage. Et cet engrenage mènera nécessairement à la marchandisation des gamètes", a affirmé Laurent Wauquiez , lors d'une journée de débats du mouvement "Sens commun", émanation de La Manif pour tous. "Tout ceci a un nom, c'est l'eugénisme; tout ceci a été fait par un régime, c'est le nazisme", a insisté le leader de l'opposition de droite. 

Cet engrenage nous mènera inéluctablement à la gestation pour autrui, parce que tout le raisonnement intellectuel sur lequel il repose [y] mène évidemment.Laurent Wauquiezdevant les militants de "Sens commun"

"Et on considère que tout ceci est sans merci et n'a aucune conséquence?", a-t-il encore interrogé, appelant à "défendre le mode naturel de reproduction, de filiation, de transmission".

"L'enfant, c'est un devoir"

"Au-delà des souffrances, des demandes, des attentes de couple, il y a aussi ce que nous voulons pour l'avenir de notre pays", a encore fait valoir Laurent Wauquiez, estimant que "l'enfant n'est pas un droit, l'enfant, c'est un devoir".

La procréation médicalement assistée, par don de gamètes anonyme, est aujourd'hui uniquement autorisée en France pour les couples de sexes différents, infertiles ou risquant de transmettre une maladie à l'enfant.

Un projet de loi, qui doit être présenté par le gouvernement au premier semestre 2019, prévoit de l'ouvrir aux couples de femmes, ainsi qu'aux femmes célibataires.