Plan pauvreté : Agnès Buzyn annonce une "grande concertation" lancée dans les six mois pour choisir les allocations concernées par le revenu universel d'activité

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a expliqué, vendredi sur France Inter, que l'idée avec le revenu universel d'activité est d'éviter la "multiplicité de guichets" et la "multiplicité des allocations".

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, le 14 septembre 2018.
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, le 14 septembre 2018. (RADIO FRANCE / FRANCE INTER)

Au lendemain de l'annonce, par Emmanuel Macron, de la création d'un revenu universel d'activité pour 20220, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a expliqué, vendredi 14 septembre sur France Inter, qu'"une grande concertation" allait être "lancée" pour "savoir quelles allocations vont rentrer" dedans.

"On définira avec les partenaires, avec les personnes concernées, avec les associations, dans les six mois qui viennent, ce que sera cette allocation et ensuite il y aura évidemment un seul guichet. C'est la simplification", a souligné la ministre.

"Il faut savoir qu'aujourd'hui 30% des gens n'accèdent pas au RSA, parce qu'ils n'ont même pas l'envie de demander le RSA, c'est ce qu'on appelle le non-recours", a expliqué Agnès Buzyn. La ministre a estimé que les personnes "les plus précaires" ont affaire "à une multitude de guichets qui aboutissent à un non-recours aux droits". "On leur demande tellement de papiers, d'aller dans tellement d'endroits, tous les mois, de renouveler la CMU, de renouveler le RSA, qu'à la fin, quand on est vraiment décrocheur du système on est épuisé. La pauvreté, aujourd'hui, c'est un sport de combat, malheureusement. Et les gens n'en peuvent plus", a-t-elle poursuivi.

Simplification administrative

"L'idée" d'un revenu universel d'activité est donc "d'éviter cette multiplicité de guichets, cette multiplicité des allocations". Il s'agira d'une "allocation unique qui va évoluer en fonction des revenus des gens" et sera "incitative", a expliqué Agnès Buzyn. "Plus on insère et plus on accède à un emploi, même à temps partiel, plus on est valorisé."

Ce qu'il sera "demandé" aux bénéficiaires du revenu universel d'activité, "c'est de s'insérer dans un parcours où ils cherchent à accéder à une formation ou à accéder à l'insertion par l'activité économique", par exemple dans des "entreprises solidaires qui font travailler quelques heures par jour ou par semaine des personnes très éloignées de l'emploi".