Des communes pourront instaurer la cantine à un euro dès le 12 avril, et le petit déjeuner gratuit sera testé à partir du 17 avril dans huit académies

Selon la secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos, 10 000 communes pourraient mettre en place la cantine à un euro. 

Des élèves dans la cantine du collège Léo-Ferré de Saint-Lys, près de Toulouse (Haute-Garonne), le 5 septembre 2017. 
Des élèves dans la cantine du collège Léo-Ferré de Saint-Lys, près de Toulouse (Haute-Garonne), le 5 septembre 2017.  (REMY GABALDA / AFP)

Objectif : décliner le plan pauvreté au niveau des territoires. Dimanche 7 avril, la secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos, a annoncé le lancement de la cantine à un euro le vendredi 12 avril dans les communes qui le souhaitent : "Les communes qui s'engagent recevront une aide de l'Etat de 2 euros par repas, sachant qu'il coûte en moyenne 4,50 euros."

Cela "concernera jusqu'à 10 000 communes", a-t-elle précisé dans un entretien au Journal du dimanche, indiquant que cette initiative était menée conjointement avec le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. 

Petits déjeuners gratuits dans les zones défavorisées

A partir du 17 avril, des petits déjeuners gratuits seront proposés dans des établissements défavorisés de huit académies tests, avant leur généralisation en septembre. "Dans les zones défavorisées, un enfant sur dix arrive en classe le ventre vide", a rappelé la secrétaire d'Etat. "Il n'a donc pas les mêmes chances d'apprentissage qu'un camarade qui a le ventre plein. Mettre en place le petit déjeuner à l'école, c'est une mesure de bon sens qui s'attaque aux racines des inégalités", a commenté Christelle Dubos.

Elle n'a pas dévoilé au JDD quelles étaient les huit académies concernées, citant seulement Amiens, Toulouse et Montpellier.