Oncologie pédiatrique de Garches : Touraine refuse de revenir sur la fermeture

La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a affirmé ce jeudi matin que l’unité d’oncologie pédiatrique de Garches serait fermée comme "prévu". Dans le même temps, le tribunal de grande instance de Paris a examiné la demande des parents d'enfants cancéreux qui s’opposent à la fermeture du service.

(© MaxPPP /Xavier de Torres)

Le gouvernement ne cèdera pas. L’unité d’oncologie pédiatrique de Garches qui soignent des enfants cancéreux fermera ses portes. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi matin la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine promettant néanmoins que "tous les enfants malades pris en charge dans cette unité " seraient "accueillis dans une unité à moins de cinq kilomètres de là où ils sont aujourd'hui soignés".

 

Une déclaration qui ne surprend pas les parents d’enfants atteints d’un cancer qui s’opposent à la fermeture de ce service. Ils étaient ce jeudi matin au tribunal de grande instance de Paris qui examinait leur demande.

Elodie Gueguen était au tribunal de grande instance de Paris jeudi matin.
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Les traitements du docteur Delépine controversés 

En écoutant plaider l’avocat de l’Etat français, certains ont quitté bruyamment la salle ne supportant plus "la violence avec laquelle" ils étaient "traités" . Des parents qui se battent pour que leurs enfants continuent à être soignés avec les méthodes du docteur Delépine.

Cette cheffe de service, bientôt retraitée, dérange le monde médical avec ses traitements à la carte et ses refus des essais thérapeutiques systématisés. Mais la direction de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) estime que ce service ne respecte pas les bonnes pratiques. 

L'autorisation du service n'a pas été renouvelée

En 2004, l'AP-HP et le ministère de la Santé avait signé un protocole prévoyant l'installation d'une unité d'oncologie pédiatrique à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches. Le service avait été autorisé à poursuivre son activité en juillet 2009. Une autorisation qui expire cependant le 21 août et qui n’a pas été renouvelée.

 

La décision en référé du tribunal de grande instance de Paris sera rendue le 24 juillet. Des parents d’enfants atteints d’un cancer ont également déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris. Cependant, il ne statuera pas avant deux ans, trop tard donc pour empêcher la fermeture de l'unité. 

Les parents qui étaient entrés en grève de la faim le 26 juin ont, par ailleurs, annoncé qu'ils cessaient leur mouvement pour que l'AP-HP "relâche la pression qui pèse actuellement sur le service". Ils dénoncent une restriction de l’accès aux malades depuis leur expulsion de la chapelle. "Nous avons décidé d'arrêter notre action pour protéger les enfants " actuellement soignés dans cette unité, a affirmé à Lisbeth, une aide-soignante de 57 ans, gréviste de la faim.