Nuit debout : "ni un mouvement spontané ni un mouvement d'agités"

Le politologue Gaël Brustier est l'invité du Grand Soir ce lundi 2 mai pour décrypter le mouvement Nuit debout.

France 3

"La vérité de Nuit debout ne réside pas, ni dans l'action des groupes parasitaires ni dans les déprédations de quelques individus. C'est un mouvement beaucoup plus riche", estime le politologue Gaël Brustier. Ce membre de l'observatoire des radicalités politiques de la fondation Jean-Jaurès précise dans le Grand Soir 3 ce lundi : "Ma conviction, c'est que ce n'est ni un mouvement spontané ni un mouvement d'agités. C'est un mouvement où il y a beaucoup de richesses d'idées. C'est un mouvement qui se cherche, qui s'étend lentement en France, sur lequel il ne faut pas avoir de pensées caricaturales ni lapidaires".

Des Nuit debout dans des villages

Gaël Brustier, qui a passé plusieurs soirées place de la République, ajoute que "beaucoup d'idées nouvelles comme la promotion du vote blanc ou la question du revenu de base comme réorganisation de la solidarité de nos sociétés", émerge du mouvement. Nuit debout a aussi "le goût de la transparence" puisque tous les comptes rendus de leurs débats sont publiés sur le web. Pour l'auteur du livre #Nuit debout Que penser ?, "il est tout à fait possible que ce mouve ment social dure. Il s'implante dans les grandes villes. Et il y a même des Nuit debout qui s'organisent autour d'une dizaine de personnes dans des villages. C'est intéressant de voir que ce mouvement est l'occasion d'une reprise de parole par un certain nombre de citoyens qui parle de leurs malaises, mais aussi de leurs rêves".

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