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Plus d'un Français sur trois est climato-sceptique

Les climato-sceptiques ont aussi plus tendance à soutenir le nucléaire, indique le Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat.

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France Télévisions
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Des enfants se rafraîchissent sous des jets d'eau, pendant un été de fortes chaleurs, le 1er août 2013 à Strasbourg (Bas-Rhin). (PATRICK HERTZOG / AFP)

Plus d'un tiers des Français sont climato-sceptiques. Et moins ils croient au réchauffement climatique, plus ils ont tendance à soutenir le nucléaire. Voici les deux principaux enseignements du Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat en 2013, publié par le Commissariat général au développement durable.

Six Français sur dix (61%) estiment que le réchauffement climatique est une réalité et qu'il est provoqué par les activités humaines. Mais plus d'un sur trois (35%) n'est pas d'accord. Dans le détail, 13% des personnes interrogées estiment que le changement climatique n'est "pas prouvé". Et 22% s'accordent à constater le dérèglement du climat, mais jugent que "rien ne prouve que ce soit dû aux activités humaines". Enfin, environ 4% n'ont aucun avis sur la question.

Les Français divisés sur le recours au nucléaire

"Les partisans du nucléaire se recrutent surtout chez les climato-sceptiques", relève l'étude. Parmi ceux qui estiment que le réchauffement n'est pas prouvé, 58% attribuent plutôt des avantages au nucléaire. Ce chiffre est de 45% pour les tenants de la position dominante, portée par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

Selon ce baromètre établi depuis 1994, le nombre des Français plutôt réticents au recours au nucléaire a dépassé une seule fois ses partisans, trois mois après l'accident de Fukushima du 11 mars 2011. En octobre 2012, le solde était à nouveau de +12 en faveur des Français plutôt partisans de l'atome.

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