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Nouvelles tensions entre le PS et Europe Ecologie sur la question du nucléaire

Europe-Ecologie a annulé une réunion interne à son mouvement au sujet des négociations avec le PS sur les investitures aux législatives dans l'attente d'une clarification des propos de François Hollande sur le nucléaire tenus lundi soir sur France 2.
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Negociateurs socialistes et écologistes (THOMAS SAMSON / AFP)

Europe-Ecologie a annulé une réunion interne à son mouvement au sujet des négociations avec le PS sur les investitures aux législatives dans l'attente d'une clarification des propos de François Hollande sur le nucléaire tenus lundi soir sur France 2.

La réaction d'Europe-Ecologie ne s'est pas faite attendre après l'intervention de François Hollande lundi soir sur France2. Le candidat socialiste à la présidentielle s'était engagé à "préserver la construction d'un EPR, réacteur de troisième génération, à condition bien sûr que toutes les règles de sécurité soient respectées".

Pour Eva Joly , ce point est non négociable. La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts avait prévenu à nouveau dimanche "qu'il n'y aurait pas d'accord si François Hollande refuse d'arrêter le chantier de Flamanville".

Europe-Ecologie a donc reporté une réunion interne au parti prévue ce matin au sujet des législatives. Est-ce un signal envoyé aux socialistes afin que des pressions s'exercent sur M. Hollande ou bien est-ce le signe que des divergences opposent les écologistes entre eux ? Pour eux, la position de M. Hollande n'est pas une nouveauté.

La date limite des négociations : le 19 novembre

Pour Denis Baupin, un des négociateurs d'EELV, joint par francetv/2012, "il ne s'agit pas de suspendre les négociations avec le PS. On a ajourné notre réunion dans l'attente d'une clarification des propos d'Hollande. On a ressenti hier un signal négatif. On attend d'avoir plus d'informations afin de comprendre pourquoi ce signal négatif intervient au milieu des négociations."

De son côté, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, a déclaré à l'AFP que les négociations avec le PS "suivaient leur cours. Sans dramatiser, je ne vais pas banaliser la déclaration de François Hollande. Aujourd'hui on est en situation de s'interroger si de sa part, ça signifie une fin de non recevoir et la volonté d'avoir une stratégie qui fait l'impasse sur le rassemblement de la gauche et des écologistes. Mais on a un calendrier de négociations avec un terme qui est celui du 19 novembre, nous poursuivons sur ce processus de discussion".

Les écologistes, qui auraient préféré voir Martine Aubry désignée dans la primaire, doivent apprendre à décrypter le discours de M. Hollande sur le nucléaire. Pour sa part, le candidat socialiste préfèrerait peut-être - EELV ayant fait le choix de partir sous sa propre bannière derrière M. Joly - ne pas précipiter la négociation avant de conclure un accord définitif avec les écologistes sur les législatives. Il sait que le rapport de forces ne lui est pas défavorable.

La droite ironise

Sur le site Internet du Nouveau Centre, Philippe Vigier secrétaire général du parti se moque de ces négociations mouvementées "Après l'annonce de la candidature de Jean-Pierre Chevénement, c'est un nouveau caillou dans la chaussure du candidat socialiste qui s'est manifestement trop vite autoproclamé rassembleur", écrit-il.

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