Les péripéties de la candidate écologiste Eva Joly ont fait "sortir les Verts de terre..."

Les propos d'Eva Joly du 23 novembre ont accentué le malaise chez les écologistes, déjà troublés par sa récente diète médiatique. Ils ont aussi enflammé la Toile. Pour la palme de l'humour : "Dommage, cet accord avait fait sortir les Verts de terre".

Eva Joly prend la parole au Congrès européen des écolgiste, à Paris, le 12 novembre 2011.
Eva Joly prend la parole au Congrès européen des écolgiste, à Paris, le 12 novembre 2011. (AFP - JOEL SAGET)

Les propos d'Eva Joly du 23 novembre ont accentué le malaise chez les écologistes, déjà troublés par sa récente diète médiatique. Ils ont aussi enflammé la Toile. Pour la palme de l'humour : "Dommage, cet accord avait fait sortir les Verts de terre".

La presse est largement revenue jeudi 24 novembre sur la "difficile journée" de la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, Eva Joly.

Après avoir refusé d'indiquer si elle soutiendrait François Hollande au second tour de la présidentielle, la veille, l'eurodéputé a dû encaisser la démission de son porte parole, Yannick Jadot puis les rodomontades des caciques du parti - Daniel Cohn Bendit et Noël Mamère - avant d'entamer un revirement pour confirmer son ralliement au candidat socialiste dans l'entre deux tours.

De quoi stimuler les claviers.

Voynet : "Ça me rappelle la merveilleuse solidarité des 'amis' en 2007"

Eva Joly peut se consoler. Elle n'est pas isolée. Elus et militants la soutiennent.

Parmi eux, l'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 qui a connu les mêmes péripéties : "Avec des amis comme Jadot et Cohn Bendit, Eva Joly n'a pas besoin d'ennemis... Ça me rappelle la merveilleuse solidarité des "amis" en 2007", a écrit sur son compte.

Autre figure médiatique, : "Démission de Jadot : une bonne chose pour Eva Joly. Il faut empêcher les notables (Duflot, Jadot) de torpiller Eva", a assuré l'ancien candidat à la primaire d'EELV sur son compte.

Une partie des militants a salué, à sa manière, l'intégrité de la candidate : "Eva Joly a un énorme défaut : elle est trop honnête", a souligné ainsi , étudiant à Paris.

D'autres se sont exprimés sur un ton plus politique. "Être libre des lobbies, c'est une force immense", a souligné Alexis Braud, adjoint à la culture d'Allonnes (Sarthe) ou encore "La campagne libre avec Eva Joly, c'est débusquer les nucléopathes !", selon , responsable de la commission transnationale d'EELV.

D'autres enfin lui ont conseillé de "faire ses valises" : "Eva Joly ferait bien de lâcher ces traitres de EELV et de venir porter ses idées au FdG [Front de gauche], où elle y sera carrément plus utile...", conseille

La machine à perdre

Quoi qu'en disent les dirigeants écologistes, les récents épisodes laisseront des traces. "Je ne comprends plus rien, j'avoue", a commenté ainsi "Mais que se passe-t-il chez Europe Ecologie ? Jadot démissionne, Joly se questionne... J'ai peur de la suite", sest 'inquièté aussi jeune étudiante de Strasbourg.

"Elle dit ne pas vouloir se tromper d'adversaire, pourtant la gauche a une élection à gagner. Unité bordel !", s'est emporté

Plus philosophe et maniant l'humour a écrit : "Dommage, cet accord avait fait sortir les Verts de terre...", a plaisanté ce "blagueur invétéré" de Paris.

Drôle aussi et tout aussi imagé, résume en mois de 140 signes la fâcheuse habitude des écologistes : "Catastrophe Lipietz en 2001, abîme Eva Joly en 2012 : le PS peut être vert de rage, EEVL rouge de honte, et l'UMP rose de plaisir !".