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Pas besoin de fermer les centrales nucléaires françaises, selon l'ASN

L'Autorité de sûreté nucléaire, chargée de réaliser un audit de sûreté des centrales françaises après la catastrophe de Fukushima, a rendu son rapport mardi.

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L'ASN donne six mois aux exploitants pour recenser les mesures à prendre en cas de catastrophe. (Centrale de Nogeant sur Seine, le 5 décembre 2011). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Le gouvernement s'était dit prêt à fermer la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Ce ne sera pas nécessaire, selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui rend mardi 3 janvier un rapport de plus de 500 pages sur le sujet. L'ASN était chargée d'un audit de sécurité des 58 réacteurs nucléaires français après la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon, en mars 2011. 

Selon l'Agence, la sûreté des centrales nucléaires françaises est suffisante pour qu'elles puissent toutes poursuivre leur activité. En revanche, elle "considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d'augmenter, dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes". L'ASN donne six mois aux exploitants pour recenser les mesures à prendre en cas de catastrophe. Mais avant, Eric Besson, le ministre de l'Industrie a annoncé qu'il réunira les exploitants des sites nucléaires le 9 janvier.

• Une "force d'action rapide nucléaire"

L'Autorité de sûreté nucléaire a demandé la mise en place progressive, à partir de cette année, d'une "force d’action rapide nucléaire". Ce dispositif d’urgence devra permettre d’intervenir en moins de 24 heures sur un site accidenté. Il rassemblera des équipes spécialisées et devra être "complètement opérationnel" fin 2014.

• Des exigences estimées à des dizaines de milliards d'euros

Les exigences de l'ASN représentent au total "un investissement de dizaines de milliards d'euros", a affirmé à la presse son président, André-Claude Lacoste, lors de la publication du rapport.

Elles  "correspondent à des travaux et des financements tout à fait massifs, des centaines de personnes à recruter et à former", a-t-il expliqué, soulignant qu'un seul diesel de secours protégé coûte, pour chacun des 59 réacteurs, "plusieurs dizaines de millions d'euros pièce".

• Des demandes et un calendrier qui seront respectés selon Matignon

François Fillon a assuré que le gouvernement veillerait auprès des exploitants à ce que "l’intégralité des demandes" formulées par l'ASN dans son rapport soit respectée, et ce "dans le calendrier imposé".

Le Premier ministre a demandé aux ministres Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) et Eric Besson (Energie) "de veiller à ce que les exploitants se conforment à l’intégralité des demandes de l'ASN dans le calendrier qui leur est imposé", a indiqué Matignon dans un communiqué.

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