La Norvège a détecté d'infimes quantités d'iode radioactif à sa frontière avec la Russie

L'agence nucléaire russe Rosatom avait fait état, le 10 août, d'une explosion ayant fait cinq morts sur une base de lancement de missiles dans la région d'Arkhangelsk, dans le Grand Nord russe.

La base militaire de Nionoksa, dans la région d\'Arkhangelsk (Russie), le 9 novembre 2011. 
La base militaire de Nionoksa, dans la région d'Arkhangelsk (Russie), le 9 novembre 2011.  (AFP)

Les autorités norvégiennes de sûreté nucléaire ont indiqué, jeudi 15 août, avoir détecté d'infimes quantités d'iode radioactif dans la région frontalière avec la Russie dans les jours qui ont suivi une explosion sur une base militaire russe. Les échantillons concernés ont été collectés dans une station de filtrage d'air à Svanhovd, dans le nord de la Norvège, à proximité de la frontière avec la Russie, du 9 au 12 août.

Le 10 août, l'agence nucléaire russe Rosatom avait fait état d'une explosion ayant fait cinq morts deux jours plus tôt sur une base de lancement de missiles dans la région d'Arkhangelsk, dans le Grand Nord russe. Soit à plus de 1 700 km du site russe où a eu lieu l'explosion.

A l'heure actuelle, il n'est pas possible de déterminer si la dernière détection d'iode (radioactif) est liée à l'accident à Arkhangelsk.Autorité norvégienne de radioprotection et de sûreté nucléairedans un communiqué

Selon elle, les stations de mesure norvégiennes détectent entre six et huit fois par an de l'iode radioactif dont "la source est généralement inconnue".

Un accident lié à des tests de "nouveaux armements"

Immédiatement après l'accident, le ministère russe de la Défense avait exclu une contamination radioactive, évoquant des problèmes survenus au cours de l'essai d'un "moteur-fusée à ergols liquides". Mais la mairie d'une ville située près de la base avait dit avoir "enregistré une brève hausse de la radioactivité" avant de retirer sa publication. Les autorités russes ont depuis reconnu que l'accident était lié aux tests de "nouveaux armements".

Le taux de radioactivité après l'explosion a dépassé jusqu'à 16 fois le taux habituel, selon l'agence russe de météorologie, sans pour autant que ce taux présente un danger pour la santé. Selon Rosguidromet, les niveaux détectés après l'accident ont rapidement baissé pour revenir à la normale dans l'après-midi même.