Fessenheim : les habitants refusent la fermeture de la centrale

C'est l'heure de vérité pour l'avenir de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne de France. François Hollande s'était engagé à la fermer avant la fin de son quinquennat et la décision a été repoussée. Le conseil d'administration d'EDF se prononce demain.

France 2

Éclairages publics à l'arrêt, commerces éteints, ce lundi 23 janvier au soir, c'est tout Fessenheim (Haut-Rhin) qui est plongé dans l'obscurité pour symboliser ce que pourrait devenir la ville sans la centrale nucléaire. "On veut pas mourir, on veut pas rentrer dans les ténèbres, car la centrale fermée, ici il n'y a plus rien. C'est 2 000 emplois", explique Claude Brender, maire de Fessenheim.

Mouvement de grève poursuivi demain matin

Une mobilisation qui a commencé dès ce matin par une grève d'une partie des salariés. Ils ne comprennent pas la volonté de fermeture du site, jugé pour tant sûr par l'Autorité de sûreté nucléaire. "On défend notre outil, c'est notre entreprise et on n’a pas le droit de la fermer", assure une salariée. Le mouvement de grève se poursuivra demain matin alors qu'au même moment le conseil d'administration aura entre ses mains l'avenir de la plus vieille centrale nucléaire de France.

Le JT
Les autres sujets du JT
 Claude Brender, maire de Fessenheim, s\'adresse à des pronucléaire en avril 2014
 Claude Brender, maire de Fessenheim, s'adresse à des pronucléaire en avril 2014 (THIERRY GACHON / MAXPPP)