Fessenheim : "Depuis le temps qu'on attend, il serait temps de la fermer" estime l'eurodéputée Michèle Rivasi

Alors que le ministre de la Transition énergétique, François de Rugy, a annoncé que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) sera fermée d'ici 2022, l'eurodéputée EELV, Michèle Rivasi, estime qu'il est plus que temps.

La centrale nucléaire de Fessenheim.
La centrale nucléaire de Fessenheim. (RONALD WITTEK / EPA)

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) sera fermée d'ici 2022, a déclaré jeudi 3 octobre sur franceinfo le ministre de la Transition énergétique, François de Rugy, sans toutefois donner de date précise.

"Depuis le temps qu'on attend la fermeture, il serait temps de la fermer", a réagi Michèle Rivasi, eurodéputée EELV, co-fondatrice de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité). "De toute façon, ils n'ont pas le choix." Le gouvernement n'a pas "du tout investi par rapport au post-Fukushima où il fallait faire beaucoup de travaux." 

Michèle Rivasi espère que la fermeture de la centrale de Fessenheim aura lieu, mais "attend" avant de se réjouir. "Ségolène Royal disait 'on va la fermer', François Hollande disait qu'on allait la fermer avant la fin de son mandat. Donc, moi je ferai la fête sur la fermeture de Fessenheim avec tous les gens qui l'attendent le jour où elle sera définitivement fermée", a expliqué l'eurodéputée.

"J'espère qu'elle va fermer en 2019"

Cette fermeture n'est plus nécessairement conditionnée par le démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), a précisé François de Rugy. "Donc j'espère qu'elle va fermer en 2019 et qu'on ne va pas attendre l'ouverture de Flamanville." L'EPR de Flamanville est régulièrement reporté et devrait l'être encore "parce qu'ils ont trouvé des problèmes au niveau des soudures. C'est un véritable fiasco cet EPR, à la fois techniquement et financièrement", a déclaré Michèle Rivasi.

L'eurodéputée a dénoncé le fait que le gouvernement "ne respecte pas la loi qui a été votée par les Parlementaires en 2015 (sur la transition énergétique) et que cela faisait courir des risques."