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Des associations portent plainte contre EDF et Areva après un incident à la centrale nucléaire de Fessenheim

Un audit a permis de relever 87 irrégularités sur des réacteurs en fonctionnement, dont la virole basse d'un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de Fessenheim.

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France Télévisions
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La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le 9 mai 2016. (MAXPPP)

La centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) dans le viseur de plusieurs associations. L'ONG Greenpeace a annoncé qu'elle allait porter plainte avec d'autres associations contre EDF et Areva, vendredi 14 octobre, à la suite de la détection d'une anomalie dans un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de la centrale.

Areva avait annoncé à la fin avril que des anomalies documentaires avaient été détectées dans le suivi des processus de fabrication d'équipements au sein de son usine du Creusot, où a aussi été fabriquée la cuve de l'EPR de Flamanville. L'audit mené sur 400 dossiers prioritaires a déjà permis de relever 87 irrégularités sur des réacteurs en fonctionnement, dont la virole basse d'un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de Fessenheim. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de maintenir à l'arrêt le réacteur dans l'attente des résultats de tests complémentaires prévus jusqu'à la fin de l'année pour prouver la sûreté de la pièce.

"Un équipement à risques"

"Les associations demandent au procureur de la République de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire sur quatre délits majeurs, dont usage de faux et mise en danger délibérée de la vie d'autrui", a indiqué Greenpeace dans un communiqué. La plainte mentionne aussi un délit d'utilisation d'un équipement à risques ne satisfaisant pas aux exigences essentielles de sécurité et la déclaration tardive de l'exploitant d'un incident risquant d'avoir des conséquences notables sur la sûreté de l'installation.

Elle devait être déposée vendredi dans la matinée auprès du tribunal de grande instance de Paris par Greenpeace, mais aussi Réseau Sortir du nucléaire, Stop Transports-Halte au nucléaire, Stop Fessenheim, Alsace nature, France nature environnement et le Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR).

"Les associations reprochent à EDF et Areva d'avoir mis en service un équipement à risques ne satisfaisant pas aux exigences essentielles de sécurité", explique Greenpeace. Elles accusent également EDF d'avoir tardé à déclarer à l'ASN cette anomalie "risquant d'avoir des conséquences notables sur la sûreté de l'installation". Elles soutiennent que l'irrégularité a été dissimulée "pendant un mois, entre mai et juin 2016". Les associations reprochent aussi à Areva d'avoir "présenté un dossier avec un état descriptif falsifié" afin d'obtenir un certificat de conformité auprès de l'ASN.

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