"Neknomination" un jeu à boire très dangereux

Un nouveau phénomène autour de soirées arrosées entre jeunes commence à inquiéter les médecins : la  "Neknomination", un défi venu d'Australie récemment constaté en France. Il consiste à boire de l'alcool, à se filmer et à se montrer sur les réseaux sociaux, tout en lançant un défi à son voisin. Plusieurs vidéos avec des bouteilles, des félicitations et des palmarès défilent sur internet.

(Capture d'écran facebook)

La "Neknomination" deviendrait
le jeu alcoolisé à la mode parmi les 14-25 ans. C'est en quelque sorte la
version numérique du "binge drinking" : devenir ivre le plus
vite possible. La version numérisée et tjours aussi alcoolisée inclut une vidéo postée sur les réseaux
sociaux. Depuis plusieurs années, les médecins alertent sur la consommation d'alcool
excessive chez les jeunes.
Ils ne seront pas rassurés en regardant le nouveau
scénario de soirées alcoolisées : il consiste à boire de l'alcool en se filmant
et à lancer un défi à un ami.  

Boire cul-sec et lancer un défi

La "Neknomination" vient de "neck
your drink" que l'on peut traduire de l'anglais par "boire cul-sec".
Lors de soirées ou en solo, des jeunes se filment en buvant plusieurs verres d'affilée,
de bière ou d'alcool plus fort. Le "jeu" consiste à se filmer, puis
à envoyer la vidéo sur Facebook, tout en
lançant un défi à une connaissance. Voilà ce que l'on peut lire comme
commentaire à l'appui d'une vidéo :

"Je remercie celui qui m'a
nominé, c'est vachement sympa. Mes nominés sont: Kevin, Alexis, Rémy, Liza et tous les gens cités dans la vidéo.
Vous avez tout
votre temps !
Bon visionnage à
tous !"

Ce jeune homme, Cédric a récemment
participé à un concours d'alcool.

Le but, c'est de faire grimper sa
cote de popularité sur les réseaux sociaux. Cette recherche de notoriété inquiétante est
expliquée par le docteur Xavier Pommerau, psychiatre au pôle aquitain de l'adolescence. 

"On n'arrête pas de dire aux
jeunes que le monde va mal, alors ils veulent oublier, s'amuser. Il faut les
responsabiliser." 

La consommation
d'alcool, tabac et de cannabis chez les adolescents reste importante en France. Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) 58 % des élèves de 11 ans reconnaissaient en 2010 avoir déjà bu une
boisson alcoolisée, une proportion qui atteignait 91% des garçons et filles à la fin de
l'adolescence, à 17 ans, en 2011.