Médecine et pharmacie auront une 1re année commune

La première année d'études sera commune pour les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme

Amphithéâtre d\'université
Amphithéâtre d'université (© F2)
La première année d'études sera commune pour les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femmeLa première année d'études sera commune pour les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme

Le Parlement a adopté, dans la nuit de lundi à mardi, par un ultime vote des députés, la proposition de loi UMP.

Le texte prévoit également de réorienter les étudiants à l'issue du 1er semestre en fac de sciences et des passerelles d'accès en seconde année d'études de santé pour des étudiants d'autres filières, comme Sciences-Po, par exemple.

La majorité a voté le texte dans sa version adoptée en février au Sénat qui avait repoussé d'un an, à la rentrée 2010-2011, l'entrée en vigueur du dispositif.

L'objectif de la "création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants" est de tenter de lutter contre l'échec massif des quelque 50.000 à 60.000 étudiants en première année (entre 70 et 80%). Elle ne remet pas en cause le numerus clausus.

Comme au Sénat, la gauche (PS et PCF) s'est abstenue, regrettant une "loi inaboutie" et tardive. Elle a aussi déploré que les autres professions de santé, comme les kinésithérapeutes, ne soient pas incluses dans cette première année commune.

"Chaque année, 57.000 jeunes s'engouffrent en première année de médecine et de pharmacie, avec très peu de chances de décrocher un concours", avait déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, en déplorant un "gâchis de temps et d'énergie". "Je crains qu'on ne fasse qu'externaliser ce gâchis humain, en le déplaçant" vers d'autres filières, sans s'attaquer aux causes réelles de l'échec des étudiants, a déclaré la députée PS, Catherine Lemorton.