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Marne : des ouvriers menacent d'incendier leur usine

Les ouvriers du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide, à Beine-Nauroy, dans la Marne, ont placé des bonbonnes de gaz sur les grilles d'entrée, et préparé un bûcher à l'intérieur des locaux. L'entreprise est en liquidation judiciaire. Le personnel réclame de meilleurs primes extra-légales : 40.000 euros au lieu des 8.000 euros proposés.
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Radio France
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 (Maxppp)

Une nouvelle histoire d'ouvriers prêts à faire sauter leur usine : cette fois, la scène se passe dans la Marne, à Beine-Nauroy précisément. Les salariés du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide, filiale d'un groupe néerlandais, se retrouvent sans emploi. La liquidation judiciaire de l'usine a été prononcée.

Le dernier espoir des salariés, c'était de transformer leur usine en Scop, en coopérative. Mais le groupe, qui avait proposé de louer le bâtiment, a finalement décidé de le vendre. Très cher : 5 millions d'euros, alors qu'il est estimé à 1,5 million. Fin du rêve.

Les ouvriers se battent donc aujourd'hui pour obtenir de meilleures primes extra-légales. "Le groupe nous propose 8.000 euros alors qu'en février 2012 nos collègues licenciés avaient touché 25.000 euros" , rappelle Gérard Gape, le délégué CGT. Aujourd'hui, ils réclament 40.000 euros par personne. "C'est inacceptable, nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout" .

Pour preuve de leur détermination, les ouvrier ont donc piégé leur usine. Des bonbonnes de gaz ont été placées sur les grilles d'entrée. Un bûcher est également prêt, à l'intérieur des locaux.

Bosal, qui réalisait plus de 90% de son chiffre d'affaires avec PSA et Renault, a perdu en 2012 le marché "galeries" d'un nouvel utilitaire. Avaient suivi deux semaines de grève, pour permettre aux ouvriers licenciés d'obtenir une prime de 25.000 euros...

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