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Nantes. Les autorités tentent de rétablir le contact avec le "papa privé d'enfant"

Retranché en haut d'une grue, Serge Charnay n'a plus de vivres, et sa batterie de téléphone a lâché. Il refuse toujours de descendre.

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France Télévisions
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Serge Charnay, au sommet d'une grue sur un ancien chantier naval de Nantes (Loire-Atlantique), le 16 février 2013.  (SALOM-GOMIS SEBASTIEN / SIPA)

Statu quo à Nantes. Serge Charnay, le père "privé d'enfant", qui réclame depuis vendredi le retour de son droit de visite à son fils, est toujours perché, dimanche 17 février. Il a fait savoir à la mi-journée qu'il n'avait pas l'intention de descendre tant que ses revendications ne seraient pas satisfaites. Il demande le rétablissement du droit de visite de son fils perdu il y a deux ans, à la suite de sa condamnation pour soustraction d'enfant.

Avant que son téléphone portable ne soit totalement déchargé, Serge Charnay a changé la messagerie de son répondeur pour expliquer sa situation. Il "n'a pas bu depuis hier matin", samedi, et n'a plus de nourriture, puisque "tout ravitaillement de nourriture et médicament lui est refusé" par les forces de l'ordre. 

Ce n'est pas ce qu'affirme la préfecture de Loire-Atlantique, qui se dit prête à livrer eau et vivres au père retranché. "Nous n'avons reçu aucune demande de la part de Serge Charnay concernant de l'eau ou de la nourriture. (...) Nous ne sommes pas hostiles à lui faire porter de l'eau et des vivres, mais je voudrais qu'il confirme cette demande", a déclaré Christian Galliard de Lavernée, préfet de région. Ce dernier a également indiqué qu'"il n'y aura pas d'intervention des forces de l'ordre" pour le faire descendre. 

Serge Charnay déterminé

Ce qui n'est pas dans l'intention du père. Dans un e-mail envoyé par Nicolas Moreno, un autre papa qui a brièvement rejoint son combat, Serge Charnay précise qu'il ne descendra pas. "Je ne veux plus qu'un papa soit obligé de faire une grève de la faim pour réclamer son droit à voir ses enfants, parce que, tant que je suis là, quelques papas renonceront à se foutre en l'air de désespoir", dit-il, selon les propos qui lui sont prêtés.

"Ces deux jours ont été difficiles à gérer et il envisage un dépôt de plainte pour mise en danger de la vie d'autrui si la situation perdure", précise le texte. Vendredi soir, la préfecture de Loire-Atlantique lui avait fait parvenir la preuve écrite qu'il pouvait bénéficier de l'audience, dès le 28 mars, d'une requête expresse pour un examen de son dossier. Après lecture du document, Serge Charnay avait choisi de ne pas redescendre.

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