"Parent 1 et Parent 2" : la co-rapporteure du projet de loi va proposer un amendement pour mettre deux fois "père" et "mère"

Après avoir provoqué une polémique sur les réseaux sociaux, le projet de loi qui prévoit de remplacer les mentions "père" et "mère" par "parent 1" et "parent 2" pourrait être modifié. 

Des parents déposent leurs enfants à l\'école, en septembre 2017. (Illustration). 
Des parents déposent leurs enfants à l'école, en septembre 2017. (Illustration).  (LOIC VENANCE / AFP)

Dans le cadre du projet de loi "pour une école de la confiance", les députés ont adopté mardi 12 février un amendement LREM afin de remplacer les mentions "père" et "mère" par "parent 1" et "parent 2" dans les formulaires scolaires. Ce texte pourrait évoluer à nouveau dans les semaines à venir notamment à cause de l’avalanche de critiques venues de la droite et de l’extrême droite. 

"Sur des sujets comme ça, les gens deviennent fous"

Les opposants jugent le texte déshumanisant et accusent les députés de vouloir ainsi gommer les conditions de père et de mère. Sur les réseaux sociaux, les protestations ont parfois été très violentes, ce que ne comprend pas la co-rapporteure du projet de loi, la députée LREM de Paris, Anne-Christine Lang. "Sur des sujets comme ça, les gens deviennent fous. Je peux comprendre que quand on remplit un formulaire si on est la mère de ses enfants, on a envie d'être la mère de ses enfants. Mais quand on voit la virulence et l'hystérie sur les réseaux sociaux de certaines réactions, je trouve ça un peu disproportionné", explique-t-elle. 

Un nouvel amendement en préparation 

La mise en place des mentions “parent 1” et “parent 2” est également critiquée par des familles homoparentales. Une réaction qui a décidé Anne-Christine Lang à proposer un nouvel amendement : "J'ai proposé effectivement qu'on puisse mettre deux fois 'père' et deux fois 'mère' et que les gens entourent les cases qui les concernent. Tous les couples seront au même niveau, il n'y a pas de hiérarchie ni de discrimination. Au fond, tout le monde s'y retrouve, les gens qui sont attachés à l'appellation 'père' et 'mère', mais aussi les couples homos". 

La députée de Paris proposera cet amendement d’ici quelques semaines lors du retour du projet de loi à l’Assemblée nationale. Elle espère que, cette fois, la proposition fera consensus.