Marlène Schiappa voit une "convergence idéologique" entre Manif pour tous et "terroristes islamistes"

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a fait cette déclaration dans un entretien à "Valeurs actuelles", estimant que la Manif pour tous et les islamistes partagaient la haine des homosexuels. 

La secrétaire d\'Etat à l\'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, le 24 janvier 2019 à Paris.
La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, le 24 janvier 2019 à Paris. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

C'est une comparaison qui va faire du bruit. Dans un entretien à Valeurs actuelles, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, "souligne l'existence d'une convergence idéologique" entre la Manif pour tous et "les terroristes islamistes", sans néanmoins les mettre "sur le même plan". "Il y a une explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes", constate Schiappa pour qui "il y a une alliance entre les gens d'extrême droite et les islamistes qui s'unissent, de fait, dans ce combat."

"Trop, c'est trop", réagit la Manif pour tous

"Il y a des slogans de la Manif pour tous qui sont lancés dans les banlieues, poursuit la secrétaire d'État. Les slogans et l'agressivité de la Manif pour tous ont nourri la recrudescence de violences homophobes : +64% l'année dernière". "Comparer un bébé à une aubergine OGM", comme l'a fait la Manif pour tous dans une campagne de communication, "je ne pense pas que ce soit un argument intellectuel ! Par ailleurs, je suis élue de la Sarthe et je peux vous dire que c'est très difficile d'être un jeune gay dans un lycée agricole", témoigne-t-elle.

La Manif pour tous a dénoncé un "scandaleux amalgame" et a réclamé "des excuses immédiates". "Les caricatures et les violences verbales n'ont pas leur place dans le débat public. Trop, c'est trop", a réagi l'organisation dans un communiqué. Avec ces propos, Marlène Schiappa "insulte les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l'enfant et à la famille" et "se livre à une provocation qui augure très mal du débat à venir sur les enjeux majeurs de la révision de la loi de bioéthique", a-t-elle estimé.