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De Strasbourg à Toulouse, des milliers de manifestants pour le mariage des homosexuels

Les partisans du projet de loi se sont mobilisés dans de nombreuses villes de France, une semaine avant la manifestation parisienne.

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France Télévisions
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Dans le cortège des partisans du mariage des homosexuels, à Strasbourg, le 19 janvier 2013. (PATRICK HERTZOG / AFP)

Les partisans du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels ont mobilisé, samedi 19 janvier, des milliers de personnes dans de nombreuses villes de province. Ils revendiquent 8 000 manifestants à Toulouse (3 000 selon la police) et 6 000 à Strasbourg (4 000 selon la police).

Partout en France, l'Eglise catholique et les défenseurs de la famille traditionnelle se sont attirés le plus de quolibets, de nombreux manifestants relevant notamment que "Jésus aussi avait deux papas". A Lille, où ont défilé de 1 600 à 2 500 personnes, des pancartes réclamaient "les mêmes droits que les homophobes, pas leur avis". "Contrairement à nos opposants qui sont dans la haine on est dans le progrès sociétal", expliquait à l'AFP Frank Danvers, président de LGP (lesbian & gay pride) Lille.

Des élus dans les cortèges, à Strasbourg et Marseille

A Strasbourg, autre point fort de la mobilisation, avec 4 à 6 000 manifestants suivant les évaluations, plusieurs élus socialistes ont défilé en tête de cortège, dont le premier adjoint au maire, Robert Hermann, et la députée européenne Catherine Trautmann, ancienne maire de la ville. Dans la même région on comptait aussi un millier de manifestants à Nancy. A Bordeaux, sous la pluie, ils étaient un millier selon la police et de 3 à 4 000 selon les organisateurs. A Nice, ils étaient de 1 500 à 3 000 suivant les évaluations. A Marseille la mobilisation a été très modérée avec 1 800 personnes selon la police, mais les élus socialistes étaient présents.

Dans l'Ouest, le plus important cortège relevé par les journalistes de l'AFP a marché à Nantes avec 3 000 manifestants selon la police. A Quimper, on ne comptait que 500 manifestants, mais parmi eux le député socialiste du Finistère Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, qui a promis un débat parlementaire riche. "Comme nous prévoyons une stratégie d'obstruction de l'opposition nous avons prévu de travailler même le week-end. Il y a toujours la possibilité que des amendements soient adoptés, à condition d'enrichir le texte, pas d'en combattre la philosophie", a-t-il déclaré.

Rendez-vous à Paris, le 27 janvier

Le prochain rendez-vous est fixé au 27 janvier, à Paris. "Nous prouverons de nouveau avec cette manifestation que cette question est soutenue par beaucoup de gens, bien au-delà des personnes homosexuelles. En effet, en permettant l'égalité des droits, c'est toute la société qui progresse", estime Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Samedi l'appel à manifester en province a été relayé par les syndicats (CFDT, UNSA, CGT, FSU, Solidaires), par les associations de défense des Droits de l'Homme (Ligue des droits de l'Homme, SOS Racisme) et aussi par les partis politiques (Parti socialiste, EELV, Front de Gauche).

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