Manuel Valls reporte "sine die" l'obligation d'avoir un éthylotest dans sa voiture

Le ministre de l'Intérieur attend les conclusions du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), qui a créé un groupe de travail sur l'alcool au volant.

Une automobiliste souffle dans un éthylotest à Quimper (Finistère), en juillet 2012.
Une automobiliste souffle dans un éthylotest à Quimper (Finistère), en juillet 2012. (FRED TANNEAU / AFP)

Manuel Valls a annoncé, jeudi 24 janvier, qu'il reportait "sine die" l'obligation d'avoir un éthylotest dans les voitures, enterrant ainsi un souhait de Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur a précisé qu'il attendait les conclusions à ce sujet du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), un groupe de travail sur l'alcool au volant. Le gouvernement tranchera ensuite, a ajouté le ministre.

Cette décision n'est pas une surprise. La règle qui impose aux conducteurs d'avoir un éthylotest dans la voiture était entrée en vigueur le 1er juillet, mais n'avait jamais été appliquée. En théorie, les automobilistes avaient jusqu'au 1er novembre pour s'équiper avant la mise en place de contrôles et de sanctions. Mais Manuel Valls avait finalement repoussé cette application à mars 2013, en raison de l'incapacité des fabricants à répondre à la demande.

Problème de fiabilité

Les associations d'automobilistes étaient opposées à cette mesure, qu'elles qualifiaient de "gadget". En effet, ces éthylotests sont de plus en plus controversés notamment pour leur fiabilité et leur prix. Six des 12 modèles d'éthylotests chimiques et électroniques testés par le magazine Que Choisir de janvier se sont révélés défaillants, indiquant une alcoolémie inférieure à la limite légale alors qu'elle la dépassait.